Sarbatoarea Gustului / La fête du goût 2020/2030 pentru educație incluzivă privind alimentația sustenabilă în România.
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Sarbatoarea Gustului / La fête du goût 2020/2030 pour une éducation formelle de Roumanie inclue l’alimentation durable.
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De l’Europe et de Roumanie, traditions plurielles et révolutions délicieuses.
Quelques nouvelles, impressions, réflexions et visions d’hier pour demain.
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Selon le classement final publié par la Commission nationale roumaine pour l’UNESCO, l’Association Sărbătoarea Gustului a été admise
et figure à la 17ᵉ place des 29 organisations sélectionnées pour le mandat 2026-2029.
Cette sélection signifie que l’association intègre officiellement le réseau des Associations et Clubs pour l’UNESCO en Roumanie pour la période 2026-2029. À ce titre, elle bénéficie de l’accréditation de la Commission nationale roumaine pour l’UNESCO et est autorisée à utiliser la dénomination « Association pour l’UNESCO » ainsi que l’identité visuelle correspondante, conformément aux règles de l’UNESCO.
Félicitations à Sărbătoarea Gustului pour cette reconnaissance officielle, qui récompense son engagement en faveur de l’éducation, de la culture, de l’alimentation durable et des valeurs portées par l’UNESCO.
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« La Fête du Goût », une initiative éducative qui encourage le libre arbitre des jeunes élèves des écoles primaires, ambassadeurs auprès des familles, afin qu’ils deviennent des citoyens informés et actifs quant à leur consommation alimentaire. Quand il existe la conscience du choix, la liberté de manger sain nous appartient.
L’éducation au goût, un incontournable de la soutenabilité pour les générations de demain. L’éducation au goût et à l’alimentation au coeur du programme éducatif créé par Sarbatoarea Gustului depuis 2014.
Nos systèmes alimentaires sont au cœur des enjeux de la transition écologique. Le prix est l’indicateur de la qualité nutritionnelle des produits.
Ces résultats montrent que la nutrition ne relève pas uniquement du choix individuel. Elle dépend aussi du pouvoir d’achat.
Quand les produits sans additifs à risque coûtent en moyenne 63 % plus cher, l’accès à une alimentation saine devient un privilège !
C’est effarant … mais tellement logique : quand le seul objectif est de produire moins cher, additifs, conservateurs, exhausteurs de goût et autres épaississants, sucre ajouté et sel deviennent des outils au service de cette stratégie, … au prix de négliger les problèmes de santé publique qu’ils posent. Et on accuse les produits qui se passent de ces artifices d’être trop chers. Derrière un prix bas, il y a toujours quelqu’un qui trinque…
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Les fruits et légumes de Septembre
L’arrivée de l’automne ; En septembre, les fruits d’été disparaissent peu à peu et sont remplacés par les figues, les raisins, les châtaignes, les amandes, les poires… Vous pouvez aussi préparer des confitures ou de la gelée de coings, de mirabelles ou encore de prunes !
Enfin, profitez des derniers fruits rouges : myrtilles, fraises, framboises, groseilles…
Côté légumes, l’automne se fait sentir avec l’arrivée des premiers potirons, potimarrons et des courges. La texture de leur chair est idéale pour faire de délicieuses soupes ! Et en plus, ils sont très peu caloriques.
Sur les étals, les légumes anciens comme les pâtissons, topinambours et les panais font aussi leur apparition.
Enfin, vous pouvez consommer les derniers légumes du soleil : tomates, aubergines, courgettes, concombres et poivrons.
Régalons-nous !
Focus sur les cucurbitacées.
Citrouille : Riche en fibres et en bêta-carotène, la citrouille favorise la digestion et protège la peau. Elle est aussi une source de vitamines A et C.
Courge : Riche en fibres, en bêta-carotène et faible en calories, la courge est idéale pour une alimentation équilibrée.
Courge spaghetti : Faible en calories et riche en fibres, la courge est également une bonne source de vitamines B et de minéraux.
Courgette : La courgette est riche en eau et faible en calories. Elle apporte des fibres qui soutiennent le transit. Elle contient également de la vitamine C, qui renforce les défenses immunitaires.
Pâtisson : Riche en antioxydants, le pâtisson aide à protéger les cellules contre les radicaux libres. Faible en calories, il est aussi hydratant et idéal pour une alimentation équilibrée.
Potimarron : Le potimarron est une excellente source de bêta-carotène et de fibres, soutenant la santé oculaire et digestive. Il est également riche en potassium, bénéfique pour la pression artérielle.

L’académie du goût vous propose 12 recettes de courges partagées par les chefs, dont Alain Ducasse et son école.
Tombées en désuétude, les courges signent leur grand retour. Cultivée sous toutes les latitudes et en toute saison depuis des millénaires, la grande famille des cucurbitacées comptabilise plus de 800 variétés. Des légumes qui se cuisinent à l’envi du sucré au salé, par ailleurs remplis de bienfaits, qui ont tout pour séduire.
Courge spaghetti, courgette, pâtisson, citrouille, potiron, potimarron, butternut… Peu importe la variété que vous préférez, sachez que leurs nombreuses qualités leur octroient une place de choix au sein de votre alimentation. Pauvres en calories, riches en antioxydants, remplies de sels minéraux et de vitamines du groupe B, elles protègent des cancers, des maladies cardiovasculaires et du vieillissement des cellules tout en nourrissant. À l’heure du manger mieux, on comprend donc pourquoi ces légumes ancestraux reviennent en force dans nos assiettes. En plus, ils se dégustent aussi bien en soupe qu’en gratin, farcis, ou encore sous forme de gâteaux.
Parmi la multitude de variété existante, on distingue deux catégories : les courges d’hiver et les courges d’été.
Des courges pour les beaux jours
Avec les belles journées, la chaleur et le besoin de fraîcheur, c’est la courgette qu’il vous faut. En gaspacho, en tartare avec de la feta ou en carpaccio arrosée de citron et d’huile d’olive, finement tranchée à l’aide d’une mandoline, en beignet ou en purée, elle ne s’interdit aucune fantaisie culinaire. Même ses fleurs se mangent ! Elle peut également se déguster en escabèche, seule ou accompagnée, chaude ou froide, servir de farce pour légumes ou ravioles et être farcie à son tour, à l’instar du pâtisson ! Ce dernier, aussi appelé couronne impériale ou artichaut d’Espagne, est généralement vert, blanc, ou jaune orangé et est doté d’une chair blanche (parfois orange) ferme et légèrement sucrée, au goût délicat proche de celui de l’artichaut.
Douceur et réconfort dès l’arrivée de l’automne
Quand les températures chutent et que le besoin de douceur se fait sentir, on mise sans hésiter sur les gratins. Qui peut résister à cette recette régressive à souhait, chapeautée d’une couche de fromage dorée et croquante ? Ruez-vous sur le butternut (excellent en soupe relevée d’une pointe de vanille), la citrouille ou le potiron ! Accompagnés d’un bout de lard, de châtaignes et de quelques champignons, les associations seront irrésistibles à l’heure du dîner.
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Les recettes du chef Alain Alexanian
Panais rôtis au balsamique et sésame
Végétal
J’aime ces « frites de panais » simplement natures, brûlantes entre les doigts, ou accompagnées d’une sauce citronnée. Petit truc de chef : une fois les panais coupés, je les fais tremper 10 minutes dans de l’eau froide pour retirer l’excès d’amidon. Une fois bien séchés dans un linge propre, j’ajoute 1 c. à s. de fécule de maïs avant de les enrober légèrement de vinaigrette, puis de les assaisonner de sel, de paprika et de sésame, avant de les étaler sur une plaque et de les enfourner.
Voir la progression de la recette
Crème Dubarry à la truite fumée
Traditionnel
C’est l’année du chou‑fleur : il est beau, il est bon, il est très abordable, bref, il faut y aller sur ce légume d’hiver. Ici en velouté, histoire de bien se réchauffer, accompagné de son copain le poireau et d’un joli poisson fumé que l’on coupera en juliennes fines afin de mieux l’apprécier.
Voir la progression de la recette
Feuilleté aux figues fraîches et crème d’amande
Végétal
Ce dessert fonctionne particulièrement bien avec des figues de fin d’été, lorsqu’elles sont bien mûres et naturellement sucrées. Vous pouvez ajouter quelques éclats de pistache, remplacer le rhum par de la fleur d’oranger pour une version plus douce, ou encore glisser une fine couche de confiture de figues sous la crème d’amande pour un goût plus intense. Servez-le tiède, accompagné d’une cuillère de crème fraîche épaisse ou d’une boule de glace à la vanille. Voir la progression de la recette
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L’histoire des pâtes et leur origine
Le plat de nouilles le plus ancien, découvert en 2002, est chinois : il a 4000 ans. Des recettes de pâtes ont été déchiffrées dans un traité culinaire babylonien datant de 1700 avant J-C. Les Grecs, les Romains, les Arabes consomment des pâtes bien avant Marco Polo et son voyage en Chine, à la fin du XIIIe siècle. Dans son livre Le devisement du Monde, paru en 1298, celui-ci déclare que les lasagnes chinoises sont « bonnes autant que celles qu’il a mangées tant de fois en Italie »…

- Fabricant chinois de pâtes artisanales ; Dalian Laohutan Ocean Park, Chine, 2009. © CEphoto, Uwe Aranas.
- Les plus anciennes pâtes découvertes en Chine, en 2002 (ville de Lajia, province de Qinghai) ; elles ont 4000 ans. © Photo /Xining Evening News.
- Séchage des pâtes à Naples, début XXe siècle. © Vintage News Daily.
- Tableau “Le mangeur de pâtes” par Jan Vermeer van Utrecht, en 1656. Musée National de Varsovie, Pologne. © Wikimedia Commons, domaine public.
La plus ancienne recette de pâtes se trouve dans un traité culinaire mésopotamien datant de 1700 avant J-C. Ce qui ne doit pas surprendre puisque c’est en Mésopotamie qu’a débuté la culture du blé vers 8000 avant J-C. ! Les Mésopotamiens consomment des risnatu, pâtes réalisées avec de la farine de blé et de l’eau, râpées ou émiettées dans un liquide bouillant. Les pâtes râpées sont la plus ancienne forme connue : en Italie, il existe un type de pâte similaire, la pasta grattugiata ; en Alsace, on réalise les Spätzle de cette manière.
Les pâtes chinoises
La Chine est la seconde patrie des pâtes : la tradition des pâtes confectionnées à partir de blé a plus de 1700 ans. En 2005, des chercheurs chinois ont découvert un pot de nouilles datant de 4000 ans : elles mesuraient 50 cm, ressemblaient à des spaghettis, étaient faites avec du millet et non du blé. Les lamians de la ville de Canton sont des nouilles au blé préparées avec une technique traditionnelle pluriséculaire qui consiste à étirer la pâte, pour en faire des lanières qui sont divisées à nouveau puis étirées ; ce procédé est encore utilisé dans le nord-ouest de la Chine.
Le mythe de Marco Polo
Selon la légende, l’Italie devrait tout à Marco Polo mais les historiens ont établi très clairement qu’il n’est pas responsable de l’introduction des pâtes dans la péninsule italienne. La question de la naissance du mythe est difficile à résoudre : le récit des voyages de Marco Polo aurait vraisemblablement inspiré un publicitaire des années 1920, désigné comme le véritable responsable de la légende. La seule allusion faite aux pâtes dans le témoignage de Marco Polo, indique que les Chinois utilisent le blé pour confectionner toutes sortes de pâtes et non du pain. Ce texte ne décrit rien d’inconnu pour les Italiens et ne prétend pas que le voyageur vénitien ait ramené les pâtes chinoises en Italie.
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Histoire des Roumains et de leur civilisation
Il n’y a pas qu’un seul Danube : il y en a plusieurs, au moins trois. Le rapide cours d’eau qui jaillit des profondeurs de la Forêt-Noire garde pendant longtemps le caractère romantique d’une rivière allemande. Même lorsqu’il porte des vaisseaux, de grandes dimensions sur ses ondes accrues par les torrents des montagnes, il n’a pas encore l’aspect imposant d’un fleuve. A Vienne, il ne domine pas encore la grande ville, qui, malgré « ses ondes bleues », n’en tire aucun caractère. Entre l’ancienne Bude historique des rois magyars et des pachas turcs, leurs successeurs, le Pesth moderne, la ville parvenue, aux maisons de pierre dénuées de style, il est déjà souverain ; ses ponts gigantesques sont le principal ornement et la plus grande œuvre technique de la capitale hongroise. Malgré ces dimensions qui font déjà du Danube une des principales artères fluviales de l’Europe, il lui manque encore cette envergure, cette vitalité envahissante à laquelle il doit d’être, non seulement une des grandes voies du commerce européen, mais, en même temps, l’immense canal qui recueille les riches eaux de toute une grande région géographique, l’élément le plus actif de la vie entière d’un pays, la défense et l’appui, la suprême beauté et le plus grand orgueil d’une race qui voit dans ce fleuve majestueux comme une figure légendaire d’ancêtre et comme un symbole d’avenir dans lesquels viennent se fondre tous les souvenirs d’un passé véhément, les apports d’énergie d’un présent agité, pour s’harmoniser, enfin, pour s’apaiser dans le sort même de la nation.
N. JORGA, Professeur à l’Université de Bucarest
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Roumanie, rempart sans capitaine au 7 septembre 2026
À Bucarest, ce printemps 2026, le palais Victoria est resté sans maître pendant des semaines. Le 5 mai, une motion de censure votée au Parlement a fait tomber le gouvernement libéral d’Ilie Bolojan, ouvrant une crise institutionnelle que le président Nicusor Dan, ancien maire de la capitale élu à la magistrature suprême un an plus tôt sur une ligne pro-européenne, n’est pas parvenu à dénouer rapidement. Le candidat qu’il a désigné le 14 juin, le libéral Adrian Vestea, n’a pas obtenu la confiance des députés huit jours plus tard. Depuis, les tractations butent sur une question de préséance : le Parti social-démocrate revendique la direction de l’exécutif quand l’alliance du PNL, de l’USR et de l’UDMR propose une gouvernance à rotation, quitte à céder la place aux sociaux-démocrates en 2027. Cette paralysie dit quelque chose de durable sur un pays entré dans l’Union européenne en 2007 mais toujours travaillé par l’instabilité de ses coalitions.
La géographie roumaine explique en partie cette identité tiraillée. Le pays s’organise autour de l’arc des Carpates, une chaîne qui le traverse en forme de croissant et sépare trois grandes provinces historiques : la Valachie au sud, la Moldavie à l’est, la Transylvanie à l’ouest, enserrée par les montagnes. Le Danube dessine la frontière méridionale avec la Bulgarie avant de se jeter dans la mer Noire par un delta immense, sanctuaire de biodiversité classé au patrimoine mondial. À l’est, le littoral de Constanta ouvre la Roumanie sur une mer qui est devenue, depuis l’invasion russe de l’Ukraine voisine en 2022, une zone de tension militaire directe. Ce relief compartimenté a longtemps freiné l’unité nationale et nourri des particularismes régionaux que l’on retrouve encore dans les votes.
L’histoire du territoire commence bien avant l’idée de nation. Les Daces, peuple installé sur ces terres, furent soumis au début du deuxième siècle par l’empereur Trajan, dont les légions gravèrent leur conquête sur la colonne qui porte son nom à Rome. De cette romanisation naquit une langue latine isolée au milieu d’un océan slave et hongrois, singularité que les Roumains revendiquent encore comme un marqueur d’appartenance à l’Europe occidentale. Au Moyen Âge, les principautés de Valachie et de Moldavie oscillèrent entre la tutelle ottomane et les convoitises hongroise et polonaise, tandis que la Transylvanie passait sous domination des Habsbourg. Le prince Michel le Brave réunit brièvement les trois provinces en 1600, un épisode fugace mais fondateur dans le récit national. EPOCINFO
Les grandes dates de la Roumanie
Chronologie de l’histoire Roumaine : Voir la chronologie en 317 dates.
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Dalloyau, le plus ancien traiteur français encore en activité
Fondée en 1682, la Maison Dalloyau tire ses origines de la cour de Versailles sous Louis XIV, où Charles Dalloyau devient officier de bouche du roi. En 1802, la famille ouvre la première maison de gastronomie à Paris. Elle est célèbre pour avoir inventé le plat à emporter et le mythique gâteau Opéra. Les Origines royales (1682) Charles Dalloyau entre au service du Roi-Soleil après avoir séduit Louis XIV avec ses petits pains. Quatre générations de la famille servent les rois de France comme officiers de bouche. La Révolution interrompt momentanément cette lignée royale de la cour. La Naissance moderne (1802) Jean-Baptiste Dalloyau fonde la première boutique au 101 rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. Le prêt-à-emporter est créé pour nourrir les Parisiens pressés de la bourgeoisie. Salons et glaces se développent au XIXe siècle avec l’ouverture de salons de thé et de glaceries. L’Ère de l’Innovation et l’Opéra (XXe siècle) La famille Gavillon rachète la maison en 1949 et insuffle un nouvel élan. Le gâteau Opéra est créé en 1955 par Cyriaque Gavillon, combinant café, ganache chocolat et biscuit Joconde. Le groupe Potel et Chabot reprend la marque en 2024 pour perpétuer cet art de vivre à la française.
Réputé pour ses pâtisseries comme pour ses préparations salées, Dalloyau est le plus ancien traiteur français encore en activité. Sa tradition remonte à Louis XIV. Depuis, la Maison continue de régaler les gourmets du monde entier.
En 1682, Charles Dalloyau entre au service du Roi Soleil comme officier de bouche, autrement dit, comme cuisinier. Durant quatre générations, ses enfants et leur descendance serviront les rois de France. Sous l’Empire, en 1802, l’un d’eux, Jean-Baptiste Dalloyau, fonde la première Maison de gastronomie, et l’installe au 101, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Il innove en inventant le plat prêt-à-emporter. La trouvaille séduit les Parisiens. Tout au long de son histoire, la Maison n’a jamais cessé de surprendre.
Dans les années 1950, on lui doit l’invention du gâteau Week-end, la première pâtisserie qui s’emballe et se transporte facilement. En 1955, la Maison conçoit le célèbre gâteau Opéra, aujourd’hui encore apprécié dans le monde entier.
Depuis fin 2024, la Maison appartient au Groupe Potel & Chabot. La Maison Dalloyau entre au Comité Colbert en 2001.
DALLOYAU, Maison d’Officier de Bouche depuis 1682
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Au petit déjeuner avec Henri Negrescu
Les fastes de la première saison, la qualité de la clientèle, la richesse des dîners de gala se succédaient dans une atmosphère de luxe peut-être encore jamais réalisée. Vers la fin de la saison cependant, un grave litige allait opposer Jean Litschgy, mon père, à Monsieur Négresco. Celui-ci, « originaire du restaurant » aurait souhaité la présence de vin blanc dans la bouillabaisse alors que mon père se refusait obstinément à modifier « sa » recette, jugeant cette présence contraire au bon goût et à toutes traditions culinaires. Jean se souvenait bien, d’ailleurs, de son été aux Sablettes, il y avait déjà huit ans de cela, où ce plat méridional faisait la gloire du Grand Hôtel. La polémique dura plusieurs jours. Partisans et adversaires du vin blanc discutaient ferme… Le grand Escoffier, dans son guide culinaire, édition 1907, reconnaissait lui-même que « l’unité de vue et d’exécution est encore à se faire pour la bouillabaisse ». Même s’il y indiquait cette recette «à la Parisienne » où intervenaient six décilitres de vin blanc… Il était cependant clair et précis : « pas de vin blanc dans la bouillabaisse à la Marseillaise ! »… mais Monsieur Négresco avait un faible pour la bouillabaisse à la Parisienne… Il insistait… Un autre que mon père sera sacrilège, car le soir même, après le service comme le voulait la bienséance, il « rendit son tablier » et se retira. On ne badinait pas alors avec sa fierté professionnelle. » Émile Litschgy, La vie des Palaces, Éditions TAC Motifs.
Hors les murs du palace, la vie est immuablement réglée. Nice, ville de villégiature par excellence comme le suggère les superbes affiches de la PLM, offre son chapelet de distractions: carnaval, casinos-théâtres, musique, spectacles, corsos fleuris, réceptions dans les folies mauresques ou néo-gothiques, excursions en bateau… sans compter les sports «aristocratiques» tels le Lawn-Tennis, le tir aux pigeons, les courses de chevaux et la toute nouvelle aviation qui, en 1914, donnera à Nice son premier grand meeting aérien et son premier aérogare signé là encore Edouard Niermans.
À l’ouverture du célèbre Le Negresco à Nice en janvier 1913 par Henri Negrescu, les menus s’inscrivaient dans la grande tradition de la gastronomie française de la Belle Époque, fortement inspirée par les codes d’Auguste Escoffier. Destinés à une clientèle internationale fortunée (rois, têtes couronnées et industriels), ils suivaient une structure de service à la russe très codifiée.
Le style des menus en 1913
Richesse et raffinement : Les plats mettaient à l’honneur les produits nobles de l’époque comme le gibier, le homard, le foie gras et les truffes.
Le format : Les repas de gala comprenaient souvent sept à dix services distincts.
Les intitulés : Les noms des plats étaient poétiques, souvent dédiés à des personnalités ou à \(des^{(\text{lieux})}.\)Structure type d’un grand dîner de l’époque
Potage : Un consommé clair ou une bisque riche.
Hors-d’œuvre / Entrée chaude : Les célèbres timbales, quenelles de brochet ou œufs à la Rossini.
Poisson : Un turbot ou un the / rouget poché avec des sauces complexes (nantua, hollandaise).
Relevé : Une grande pièce de viande (filet de bœuf en croûte ou selle d’agneau).
Sorbet : Au champagne ou aux agrumes, pour marquer la pause au milieu du repas.
Rôti : Volaille ou gibier accompagné de salade.
Entremets et Desserts : Pièces montées, soufflés ou crèmes glacées somptueuses. Si vous cherchez des recettes précises ou des exemples de libellés de menus de l’année 1913, je peux vous détailler un banquet type de cette époque. Les réponses de l’IA peuvent contenir des erreurs.
Le Negresco, un lieu prisé pour les déjeuner d’affaires en …Son histoire débute en 1913, lorsque Henri Negrescu inaugure le palace sur la Promenade des Anglais. L’établissement se distingue …Nice Un grand banquet type de la Belle Époque, tel qu’il aurait pu être servi à l’ouverture de l’hôtel en janvier 1913. À cette période, les repas de prestige suivaient la structure codifiée par le célèbre chef Auguste Escoffier, alternant des saveurs riches et des textures raffinées.
Menu de Gala – Janvier 1913
– Les Potages Consommé Tortue Claire : Un bouillon de bœuf et de tortue hautement clarifié, parfumé au Madère vieux, servi avec de petites herbes aromatiques.
– Velouté Agnès Sorel : Une crème de volaille onctueuse liée aux jaunes d’œufs, garnie d’une fine julienne de blancs de poulet, de langue de bœuf écarlate et de truffes.
– Les Entrées Chaudes : Mousseline de Brochet Nantua : De délicates quenelles de brochet soufflées, nappées d’une sauce riche à base de beurre d’écrevisses et de crème.
– Croustades de Foie Gras à la Régence : De petits moules en pâte feuilletée feuilletés, garnis de dés de foie gras poêlés et de crêtes de coq, le tout lié par une sauce Madère réduite.
– Le Poisson Suprêmes de Sole Parisienne : Filets de sole pochés au vin blanc, nappés d’une sauce veloutée, décorés de lamelles de truffes et de têtes de champignons cannelées.
– Le Relevé (La Viande Principale) Filet de Bœuf Richelieu : Une grande pièce de bœuf rôtie entière, entourée d’une garniture de tomates et de champignons farcis, de laitues braisées et de pommes de terre château, le tout arrosé d’un jus de viande corsé.
– L’Entremets de Milieu Sorbet au Champagne : Une glace légère et peu sucrée au champagne, servie dans des coupes en cristal pour rafraîchir le palais et faciliter la digestion avant la suite du repas.
– Le Rôti Faisan Doré sur Canapé : Faisan rôti à la perfection, servi sur une tranche de pain de mie frite et tartinée d’une farce de foies de volaille et de truffes, accompagné d’une salade de cresson.
– Les Légumes Asperges d’Argenteuil, Sauce Mousseline : Pointes d’asperges blanches locales, cuites à la vapeur et servies tièdes avec une sauce hollandaise allégée de crème fouettée.
– Les Desserts Poires Belle-Hélène : Poires pochées dans un sirop vanillé, dressées sur une glace à la vanille de Madagascar et nappées d’une sauce au chocolat noir chaud. Mignardises et Friandises : Macarons, marrons glacés et chocolats fins servis avec le café et les digestifs (Cognac ou Armagnac d’exception). La saga de l’Hôtel Negresco de Nice
Le Chantecler – Virginie Basselot – Le Negresco
Le Negresco, Le Chantecler… deux noms iconiques et légendaires pour un seul et même lieu.
Virginie Basselot, une vision singulière de la gastronomie
À la tête des cuisines du Chantecler, Virginie Basselot développe une approche où la saisonnalité, la précision du geste et la créativité dialoguent avec élégance. Sa cuisine met à l’honneur les producteurs, artisans et savoir-faire de la région dans une écriture contemporaine guidée par l’émotion et l’exigence.
Une vocation née entre terroir et transmission
Si son rêve d’enfant la destinait à devenir pilote d’avion de chasse, c’est finalement vers la gastronomie que Virginie Basselot a orienté son destin. Originaire de Normandie, elle développe très tôt un profond attachement aux produits de terroir et à la transmission du goût.
Installée depuis plusieurs années sur la Riviera, la cheffe nourrit aujourd’hui sa cuisine de la richesse des paysages méditerranéens, de la lumière niçoise et de la diversité des producteurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Une expérience gastronomique au restaurant Le Chantecler
Au Chantecler, la gastronomie se vit comme une expérience profondément sensorielle où le raffinement du décor, l’excellence du service et la créativité culinaire dialoguent avec harmonie.

L’Instant Végétal, tout comme l’ensemble de ses plates signatures, témoignent de l’attachement de Virginie Basselot à une cuisine d’auteur élégante et sincère. À travers chacune de ses créations, la cheffe célèbre l’excellence des terroirs et le savoir-faire des artisans qui l’accompagnent. Une invitation à découvrir l’univers singulier du Chantecler et l’une des grandes signatures gastronomiques de la Riviera. Madame, Le Magazine du Negresco

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Les secrets du métier de sommelier
S’ils se distinguent aisément dans les grands restaurants, avec leur grappe d’or élégamment accrochée à la boutonnière de leur veste, le métier de sommelier recèle bien des secrets. Comment devient-on sommelier ? Quelles qualités sont indispensables ? Quels sont les débouchés ?
Sommelier, une formation bien ficelée ; En France, la sommellerie relève des métiers de l’hôtellerie et de la restauration. Les formations sont donc dispensées principalement dans les lycées hôteliers.
On distingue trois niveaux de diplômes, ouvrant la voie à différents degrés de responsabilité :
1 : CAP et Bac Pro commercialisation et services en restauration : pour acquérir les bases du métier.
2 : Mention Complémentaire (MC) Sommellerie : la formation de référence pour se spécialiser et exercer en tant que sommelier.
3 : Brevet Professionnel (BP) Sommelier : pour approfondir ses connaissances et accéder à des postes à responsabilité, ou encore le BTS Management en hôtellerie-restauration, qui prépare à la gestion d’un établissement.
Un vaste éventail de qualités, car tous les êtres humains, hormis ceux atteints d’une pathologie, sont égaux en matière de sens.
Les sommeliers ne seraient donc pas plus doués que le commun des mortels dans l’art de la dégustation. Leur talent repose avant tout sur un entraînement rigoureux et une bonne mémoire sensorielle.
Cependant, d’autres qualités sont tout aussi essentielles : savoir partager sa passion, et celle des vigneronnes et vignerons dont il met en valeur le travail, être rigoureux et organisé, accepter des horaires parfois tardifs.
Le métier de sommelier : expert des accords mets et vins, uUne large palette de métiers d’une grande variété.
Si la fonction la plus emblématique s’exerce dans les restaurants gastronomiques, où le sommelier conseille le vin le plus adapté au plat et au palais du client, le métier offre bien d’autres débouchés.
Il peut aussi gérer la cave de l’établissement : sélection des domaines et cuvées, suivi des stocks et des approvisionnements, contrôle des conditions de conservation des bouteilles.
Certains exercent en indépendants : ils élaborent les cartes de plusieurs restaurants, animent des dégustations, réalisent des formations, ou travaillent comme acheteurs pour des négociants ou la grande distribution.
Avec l’expérience, d’autres choisissent d’ouvrir leur propre cave ou même de créer leur domaine viticole.
Enfin, rappelons que le sommelier ne se limite pas au vin : il est également expert dans l’ensemble des boissons au service de la gastronomie, qu’il s’agisse de spiritueux, de bières ou de breuvages non alcoolisés. Le sommelier connaît chacune des caractéristiques des bouteilles qu’il propose.
Sommelier et œnologue, quelle différence ?
Le sommelier et l’œnologue partagent la même passion du vin, avec des métiers différents et complémentaires.
L’œnologue est avant tout un scientifique du vin : il sait l’élaborer et en analyser les qualités organoleptiques.
Le sommelier, quant à lui, est un interprète et un passeur d’émotions : il reconnaît les appellations, les millésimes, et marie les vins aux mets avec justesse. Véritable conseiller matrimonial du goût, il unit les bons protagonistes pour des mariages renversants de plaisir !
Bref, le métier de sommelier est avant tout un métier de passionnés, où la curiosité, la rigueur et l’amour du vin se mêlent à l’art du partage.
Dans la lettre N° 29, d’octobre 2023 ; Nous parlions du docteur en pharmacie, Hervé Madramany, muté en apothicaire des flacons de vermeille qui enorgueillissent nos artères en réveillant la part de l’ange de tout un chacun depuis plus de 2000 ans. Vini, Vidi, Vici
Cet arbitre international de tennis, part de fond de court et nous promet de belles dégustations, de beaux accompagnements, des revers ! Non des smatchs gagnants, des aces pour accompagner vos mets avec beaucoup de créativité et un brin de subtilité. Un dénicheur qui, parcourant les salons internationaux essaye de surprendre et colle au marché en termes de prix. Il connaît bien le marché, derrière les prétentions, il y a les réalités du marché, qui d’une part a des vignobles qui ont progressé, mais aussi des consommateurs qui commencent à avoir du nez. Si le food pairing a le vent en poupe, c’est plus une question de mode que des connaissances approfondies, surtout concernant les vins internationaux. Cela demeure un domaine pour les gens réellement initiés, une discipline encore très réservée.
Puis dans la Roumanie de 2026, une évolution au plus près des marchés !
La part des anges désigne la quantité d’alcool et d’eau qui s’évapore naturellement à travers les pores d’un fût en bois lors du vieillissement
des vins et des spiritueux.
Évaporation naturelle : Les fûts (en chêne) ne sont pas totalement hermétiques. Le liquide s’y oxyde lentement et s’évapore au fil des ans.
Origine du terme : L’expression vient de l’alchimie, qui qualifiait les substances volatiles d’« anges ». Taux de perte : Il est de 2 % à 3 % par an sous un climat tempéré (comme en Europe/Cognac), mais peut atteindre 7 % à 10 % par an sous les climats tropicaux (comme aux Antilles) en raison de la chaleur et de l’humidité.
Les conséquences et autres « parts » Le champignon noir (Baudoinia compniacensis) : Les vapeurs d’alcool s’échappant des chais nourrissent un champignon microscopique qui noircit les murs des bâtiments autour des distilleries (notamment à Cognac).
La part du diable (the devil’s cut) : À l’inverse de ce qui s’évapore, cette expression désigne la quantité d’alcool qui reste prisonnière et s’imprègne profondément dans le bois même des douelles du fût.
La part des fées : Parfois évoquée pour imager d’autres transformations magiques et invisibles lors de l’élevage de certains nectars.
Si le vin vous passionne et que vous souhaitez faire de votre passion votre métier, devenir sommelier pourrait être la solution idéale. Ce site complet vous présentera tout ce que vous devez savoir sur cette profession fascinante et vous expliquera comment déguster en véritable “Nez” de quoi se constituer une cave de débutant, comme de compléter une cave plus affirmée.
Devenez sommelier ? Un sommelier est un expert en vin possédant une connaissance approfondie de la production viticole, des cépages, des régions viticoles et des techniques de dégustation. Son rôle principal est de conseiller les clients sur le choix des vins adaptés aux différentes occasions et aux différents plats. Le raffinement, dans chaque verre…
Bienvenue dans le monde merveilleux des vins ! Fièrement, ils vous proposent une vaste sélection de vins, soigneusement choisis afin de satisfaire les palais les plus exigeants. Des vins délicats et élégants, parfaits pour accompagner un dîner romantique, aux vins charpentés et puissants, idéaux à partager entre amis,ils ont tout ce que vous pouvez désirer. Que vous soyez un connaisseur passionné ou un néophyte, explorez leur collection et laissez-vous envoûter par la magie du vin. Il y a de rares pépites que seuls les connaisseurs dégustent !
Afin de présenter aux consommateurs roumains et surtout au monde de l’HORECA des petites pépites de derrière les fagots. Hervé, subrepticement, habilement est peut-être en train de devenir un Faure-Brac de la Roumanie.
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Tranches de vie (IX) après plus de trente années vécues en Roumanie
Voyage en Italie, ce thème incontournable de l’année 1959, où démarra une existence en quête perpétuelle d’histoires vénitiennes.
Le voyage en Italie est l’un des thèmes les plus fertiles de l’histoire de la littérature européenne. Depuis l’essor de l’imprimerie au XVe siècle, la péninsule s’est affirmée comme la destination privilégiée des humanistes, des aristocrates du Grand Tour, puis des écrivains romantiques et modernes.
Distinguer les grands classiques
“Voyage en Italie” de Johann Wolfgang von Goethe (1816) : Le récit fondateur du Grand Tour.
“L’Amie prodigieuse” d’Elena Ferrante : Une immersion contemporaine captivante au cœur de Naples.
“Le Soleil des Scorta” de Laurent Gaudé : Une saga familiale flamboyante dans les Pouilles.
La Renaissance et l’Âge baroque (XVIe – XVIIe siècles)
À cette époque, le voyage répond à une quête humaniste ou à une démarche érudite et religieuse.
Journal de voyage en Italie de Michel de Montaigne (rédigé en 1580-1581) : L’un des premiers témoignages imprimés majeurs. Montaigne y voyage pour soigner sa santé, tout en observant avec curiosité les mœurs, la religion et la vie quotidienne des Italiens.
Les Antiquités de Rome de Joachim Du Bellay (1558) : Bien qu’il s’agisse d’un recueil de poèmes, cette œuvre explore la mélancolie du voyageur confronté aux ruines de la Rome antique.
Nouveau voyage d’Italie de Maximilien Misson (1691) : Ce livre rompt avec la tradition purement érudite en adoptant le style de lettres critiques. Il s’impose comme le véritable ancêtre du guide de voyage moderne.
L’Âge d’or du Romantisme et du Réalisme (XIXe siècle)L’Italie devient la terre d’élection de la passion, de la beauté sauvage, de la mélancolie et des drames romanesques.
Corinne ou l’Italie de Madame de Staël (1807) : Un roman incontournable où le voyage à travers l’Italie sert de toile de fond à une réflexion passionnée sur l’art, la poésie nationale et la condition des femmes.
Voyage en Italie de François-René de Chateaubriand (1827) : Un modèle de prose poétique où l’auteur médite face aux ruines de Rome et à la majesté du Vésuve.
Rome, Naples et Florence et La Chartreuse de Parme de Stendhal : Passionné d’Italie au point de se faire appeler “Milanese”, Stendhal capture l’essence même du sentiment et de l’énergie italienne, initiant malgré lui le célèbre “syndrome de Stendhal”.
Le Voyage en Italie de Théophile Gautier (1852) : Un tableau esthétique éblouissant, particulièrement axé sur la splendeur de Venise.
Le XXe siècle : De la nostalgie au modernisme.
Le voyage littéraire s’ouvre à l’introspection psychologique, aux contrastes sociaux et à une approche sensorielle.
Avec vue sur l’Arno (A Room with a View) d’E.M. Forster (1908) : Un chef-d’œuvre de la littérature anglaise qui raconte l’éveil romantique et l’émancipation d’une jeune Anglaise lors d’un séjour à Florence.
La Mort à Venise de Thomas Mann (1912) : Une œuvre dense et crépusculaire où le voyage vers la Sérénissime devient une quête de beauté absolue mêlée d’un sentiment de fatalité.
Le Vol de nuit de la Madone ou Le Sabot d’or de Jean Giono : L’auteur français y exprime une Italie sensuelle, terrienne, guidée par les émotions de ses pérégrinations.
Venises de Paul Morand (1971) : Une déambulation intime et mélancolique dans une Venise secrète et labyrinthique.
La littérature contemporaine (Fin XXe – XXIe siècles)Aujourd’hui, le voyage littéraire en Italie se partage entre quête de soi, fresques historiques et intrigues policières.
Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé (2004) : Un voyage à travers le temps et la poussière du sud de l’Italie (les Pouilles), explorant la transmission et l’amour de la terre.
L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante : Bien qu’il s’agisse d’une saga urbaine napolitaine, l’œuvre invite à un profond voyage social et culturel dans l’Italie de l’après-guerre.
Les Huit Montagnes de Paolo Cognetti (2016) : Un voyage d’un autre genre, au cœur des paysages sauvages et introspectifs du Val d’Aoste.
L’œuvre incontournable de 1959. La Longue route de sable (La lunga strada di sabbia) de Pier Paolo Pasolini :C’est le chef-d’œuvre absolu du récit de voyage de cette année-là. Durant l’été 1959, le magazine Successo confie à Pasolini la mission de faire le tour complet des côtes italiennes au volant de sa Fiat 1100. De Vintimille à Trieste, il livre un carnet de voyage d’une sensibilité unique, documentant la naissance du tourisme de masse, la transformation des plages et le contraste entre une Italie moderne naissante et un monde traditionnel qui s’efface.
Romans et anthologies thématiques sur cette époque
Bien qu’il n’existe pas d’anthologie commerciale généraliste regroupant uniquement des récits de voyage courts exclusifs à l’année 1959, plusieurs recueils et ouvrages spécifiques permettent de s’immerger dans l’expérience littéraire de cette époque précise :
· Spiaggia d’Emmanuel Roche : Un ouvrage récent de géographie littéraire et historique entièrement dédié à recréer l’ébullition culturelle de l’Italie de 1959. Il retrace les parcours des intellectuels, artistes et voyageurs au cœur de cette année mythique.
· Anthologies de la “Dolce Vita” et des écrivains voyageurs : Pour lire plusieurs auteurs ayant parcouru la péninsule à la fin des années 1950, l’anthologie générale Le Voyage d’Italie d’Attilio Brilli ainsi que le recueil collectif Voyages en Italie (dans la collection Quarto de Gallimard) consacrent de larges sections aux écrivains du milieu du XXe siècle (Moravia, Soldati, Flaiano, Piovene), capturant parfaitement l’atmosphère de 1959.
Le parcours de Pier Paolo Pasolini au cours de l’été 1959 reste l’un des road-trips littéraires et journalistiques les plus mythiques d’Italie. Au volant d’une Fiat 1100, accompagné par intermittence du photographe Paolo Di Paolo, l’écrivain de 37 ans a accompli un tour complet des côtes de la péninsule.
1. La Riviera ligure : Le départ. Le voyage débute à la fin du mois de juin 1959 à Vintimille, à la frontière franco-italienne. Pasolini descend la côte de la Ligurie, passant par San Remo et Gênes. C’est là qu’il commence à observer la fureur des premiers vacanciers. Il fait des haltes poétiques à La Spezia, San Terenzo et Lerici, évoquant l’impression de vivre “l’un des plus beaux dimanches de sa vie”.
2. La côte tyrrhénienne : Entre bourgeoisie et cinéma. En descendant vers le sud, il traverse la Toscane et le Latium :
Forte dei Marmi : Il y croise la haute bourgeoisie italienne, dont le grand industriel Gianni Agnelli.
Livourne : Il tombe sous le charme de son “énorme front de mer, rempli de jeunes et de marins, libres et heureux”.
Fregene et Rome : Il rend visite à son ami Alberto Moravia. C’est aussi l’occasion de croiser Federico Fellini en plein tournage de La Dolce Vita (pour lequel Pasolini officiait comme consultant).
Le Circeo et Ischia : Il descend vers la Campanie, s’émerveillant des paysages du Circeo et s’accordant une pause joyeuse sur l’île d’Ischia.
Le grand Sud et le détour par la Sicile. Pasolini s’enfonce ensuite dans une Italie beaucoup plus sauvage, pauvre et traditionnelle, contrastant fortement avec le Nord industrialisé :
Il traverse la Calabre jusqu’à Palmi. Saisi par une “délicieuse obsession”, il décide de franchir le détroit pour explorer la Sicile. Il descend jusqu’à Portopalo de Capo Passero, la commune la plus méridionale de l’île.
La remontée de la côte Adriatique : Après avoir exploré le Sud profond, il entame sa remontée par la côte est :
Il traverse les Pouilles, la Basilicate et remonte le long des plages de l’Émilie-Romagne (comme Rimini), saisissant sur le vif la naissance des grands alignements de parasols et les nouvelles habitudes balnéaires de la classe moyenne.
Il termine son voyage en août 1959 en arrivant à Venise, puis à Trieste (jusqu’au village de Lazzaretto, à la frontière avec l’ex-Yougoslavie).
Ce que Pasolini retient de ce parcours
Ce voyage de près de trois mois n’est pas une simple carte postale. À travers son carnet de route, Pasolini dresse une analyse quasi géographique et sociologique : il documente la collision frontale entre deux mondes — une Italie ancienne, mythique et populaire, et une Italie moderne, uniforme, façonnée par la société de consommation naissante. Cette Italie qui s’intersectionne encore en 2026, entre renaissance et antiquité, dolce vita et romantisme.
Daniel, un associé en or, entré dans ma vie au tournant du millénaire !
En 2023, Pierre de Maere chantait, “Un jour je marierai un ange”. Moi, j’ai épousé la spiritualité de Daniel en 2000, cet archange qui accompagne ma vie professionnelle depuis un certain mois d’août 2000, après une rencontre au Café de la joie, alors que nous regardions un match de coupe d’Europe.
Si j’étais en perdition, Daniel Dobre, lui, se présentait comme un pôle de stabilité, bien qu’à la croisée des chemins, après une faculté de finance, il s’engagea dans des cours de comédie pour percer comme comédien et acteur en Roumanie. Il prit goût à m’aider par de petites courses au début et surtout était présent quand ma vie chancelait et que le moral était à zéro. Prenant à son compte toutes les tâches qui demeuraient en suspend, dont celles, administratives qui m’exaspéraient, surtout avec les fonctionnaires d’état. Puis de fil en aiguille, après un déjeuner chez Paul Bocuse alors qu’il m’avait accompagné à Lyon pour également me soutenir dans la prise en charge de ma mère, il s’aperçut que le milieu de la grande cuisine était plutôt sympa. Et surtout, les très grands du secteur étaient beaucoup plus accessibles que tous les affairistes roumains qui s’étaient improvisés restaurateurs immédiatement après la révolution de 89.
Daniel, croyant et pratiquant était droit dans ses bottes, hésitant parfois mais avec une colonne vertébrale. Pas enclin aux mesquineries en cours avec les roumains ayant mal vécu la transition au consumérisme. Avec lui, tellement fort dans ses convictions religieuses, je progressai chaque jour dans mes connaissances théologiques, autant de la chrétienté que l’orthodoxie beaucoup plus pratiquante. Avec lui, j’ai été très fier d’aller à une audience du pape François au Vatican.
Moi, errant entre l’Alzheimer de ma mère restée seule dans son appartement de Villeurbanne qui devenait de plus en plus incontrôlable, et l’incertitude de mon devenir en Roumanie. Indépendant, depuis que j’avais créé ma première société, LASER Group, qui signifiait pompeusement, Lyon, Advertising, Sponsoring, Events, Representation. Dans la constitution de la société, très fier d’avoir avec moi un journaliste de RFI, dont j’avais engagé le frère pour me donner un coup de main et pensais-je m’aider à ouvrir certaines portes des cercles roumains, ce fut un échec, du fait de mon manque d’autorité et de pédagogie. Ainsi, sa VW Golf rouge était LAS 02 Buc, du nom de la société et LAS 1 pour la VW golf Menphis de mon père que j’avais ramenée, un an après son décès.
C’était un peu l’avventura, on ne gagnait pas grand-chose, mais on rigolait pas mal, et surtout mes parts des anges quotidiennes devenaient de plus en plus envahissantes au point de se transformer en part du diable, qui me faisaient parfois toucher le fond avec mes relations.
Pour survivre, la pension de ma mère et la pension de réversion de mon père me servaient de béquille. Ce qui me permettait de partir d’un jour à l’autre en France pour procurer un peu de sérénité dans la vie de ma mère.
Evidemment que je n’étais pas du genre à planifier quoi que ce soit pour l’équipe restée à Bucarest, dont le frère de Luca, Tudor, que j’avais embauché plus pour ne pas être seul, que pour des compétences avérées. Il s’agissait en fait de faire du porte à porte d’entreprise pour nous faire connaître et proposer des collaborations de consultance dans la restauration et l’hôtellerie tout autant que du management de projet pour l’Horeca. L’élaboration d’articles, voire de la communication à composer pour des indépendants puisque les chaînes qui s’implantaient avaient déjà leurs équipes et s’adressaient d’emblée aux grands PR du marché. Mais la plupart des prospectus d’entreprises demeuraient avec les accents des années 70, qui n’avaient rien à voir avec la communication des années 2000.
Je ne sais plus comment, je fus en relation avec un jeune loup qui était à la tête du restaurant Casa Doina ( Conçu par Ion Mincu pour l’Exposition universelle de Paris de 1890, l’endroit fut achevé quelques années plus tard, devenant “Bufetul de la Șosea”). Comme d’un hôtel d’état récemment privatisé proche du centre national d’expositions ROMEXPO. Une première mission était de mettre sa carte aux normes marketing inspirée du menu engineering alors inconnues en Roumanie. Ne voulant pas la jouer donneur de leçons trop prétentieux comme français, je ne demandai que 400 euros. Evidemment on me fit comprendre qu’il n’y avait pas besoin de contrat. Moralité je ne reçu que 200 faux dollars et jamais le solde. Entre temps le jeune loup paravent d’une coalition d’apparatchiks m’avait fait remarquer qu’il avait déjà acquis un progiciel de “Menu engineering“, évidemment sans me laisser le temps de le parcourir pour voir comment l’adapter et l’optimiser pour la Roumanie. Une mission qui m’avait confrontée aux obtusités d’une secrétaire qui avait pour ambition de m’apprendre le français des cartes et menus en vigueur en France à l’époque. Alors, que sans me prendre pour un docteur ES marketing de la carte de restaurant, j’avais à Clermont-Ferrand eu comme professeur Bernard Boutboul, directeur du GIRA, qui était et demeure une référence dans le monde, pour la transformation et l’évolution du secteur de la restauration.
Sans en avoir connaissance, ce même personnage se retrouvait derrière le consulting de l’Hôtel Epoque à son ouverture, aussi Antoni Kuhnen, avec qui j’étais en relation depuis qu’il fut directeur général du Sofitel, avait de fait un rôle de commercial sans vraiment être aux commandes de la direction générale. Aussi, lorsque je lui rendi service, avec une lettre d’introduction, pour lui trouver un étoilé qui déléguerait un chef signature d’un étoilé français, c’est Guy Martin qui m’avait reçu et accepté la mission de consulting. Cependant le chef délégué s’épuisa dans une mise en place qui tardait du fait de l’incompétence des équipes sur place. Lorsqu’enfin le dîner inaugural arriva en présence de Guy Martin, je fus ignoré, ce qui ne me surprit qu’à moitié de la part de ce nouveau monde d’affairistes vaniteux, dont je commençais à comprendre les codes peu éthiques et la vulgarité. Fonctionnant par excès de protocole envers les supérieurs, attitude qui datait de la stratégie hiérarchique du petit chef transfusée à toute la société, par le génie des Carpates.
Anniversaires et spaghettis parties.
C’est donc en 1997, que je fis la connaissance de Luca, journaliste qui couvrait les débats du Forum Franco-roumain des affaires au WTC de Bucarest.
Très vite, nous jouions au foot en salle, avec ses collègues de la radio pour laquelle il travaillait. Nous nous retrouvions souvent et rigolions ensemble de mes aventures avec la revue pour laquelle je collaborais sans existence légale. Nous nous racontions aussi, ces expatriés des sociétés françaises qui se comportaient comme des cadors. Nous avions presque tous les Week-End, une activité ensemble, un restaurant, une visite, un café, une rencontre improvisée dans les lieux où la poignée de français se retrouvait, en principal, le café de l’Institut Français.
J’en apprenais un peu plus, de son enfance au treillis siglé AC/DC, de son opération à coeur ouvert dont un de ses amis avait payé les médicaments. Il m’emmenait parfois en reportage pour des interviews sur des matchs de football ou de rugby, principalement les protagonistes des France-Roumanie, mais aussi lorsque un président américain faisait un discours en place publique.
Plusieurs fois par semaine, il m’appelait le soir pour une relecture de ses articles qui devaient partir en France pour les différents journaux dont il avait un rôle de correpondant. Ses articles étaient bien construits, du pur style journalistique comme apprit en faculté. Une exposition des faits, sans réellement d’esprit critique. pas le genre de journalisme qui remettrait en question les dires des politiques ou qui poserait des questions pour entrevoir les coulisses nauséabondes de la politique. Du parfait travail de taste-rubans !
Une petite contribution d’accompagnant lorsqu’il avait passé son permis de conduire. Je me souviens de l’avoir seriné sur le fait que le conducteur devait continuellement anticiper, toujours et à chaque instant l’improbable qui pourrait surgir du fait d’un tiers.
Et puis, il y eut les voyages, en Roumanie à Paltinis pour visiter la demeure de Constantin Noica, où le nom de “Blaga” qui revenait en boucle dans la bouche de sa dernière compagne, me laissait penser que de nombreuses blagues circulaient chez les écrivains roumains de cette époque. Mon inculture avalée, nous parlions de Lucian Blaga, l’inspirateur du philosophe et poète. Puis en France avec ma voiture, une halte à Lyon et un dîner à la Brasserie le Sud de Bocuse où comme d’habitude il était ardu pour lui de se sustenter avec grand appétit.
Voyage de Noël à Budapest, une première fois, alors qu’un ami travaillant dans la grande distribution venait de quitter la Roumanie, puis une autre fois en Serbie, alors que la carrière de ce même compère l’avait conduit à Belgrade.
Nous fêtions mes anniversaires avec quelques autres amis que j’invitais au restaurant, même si pour moi, le groupe n’était pas ma tasse de thé. Solitaire et indépendant, je suis un être d’amitiés exclusives, d’échanges riches qui permettent un réel reflet de qui nous sommes. Nous passions quelques Noël ensemble chez des amis à lui. Buffets avec produits locaux de rigueur, peu de préparation, du très quelconque sans trop d’hygiène en apparence. Je demeurais sur ma faim de mes repas de fête de jeunesse. Si moi, de par ma culture lyonnaise et mes expériences j’attachais de l’importance à la table, les Roumains, non !
Entre 1992 et 2016, Luca Niculescu était journaliste. Il a notamment été rédacteur en chef de la radio RFI Roumanie et producteur d’émissions pour TVR, Money Channel et Digi24. Il a également tenu une chronique hebdomadaire dans le quotidien Dilema Veche pendant cinq ans et a été correspondant permanent en Roumanie pour la presse française (France Info, France Culture, France Inter, TV5 et le journal Libération).
Et puis, un jour malgré son insistance, tellement mal dans ma peau, je n’avais pas voulu me rendre à un de ses anniversaires. A l’époque, personne ne valorisait le burn-out, qui aujourd’hui est devenu le chic des serial entrepreneurs. Evidemment que je ne me considérais pas entrepreneur dans l’âme ! C’était sans doute passé pour un caprice ! Sans piper mot, Luca avait dû faire l’analyse psychologique qu’il souhaitait et qui le rendit ambitieux avec dans l’idée, après la mort de son père, il devait reprendre le flambeau et redorer la grandeur de sa famille aristocratique déchue avec le communisme.
Peu à peu, je m’étais aperçu que cotoyer les privilégiés du système faisaient parti de ces gènes. Heureux d’être parmi les favorisés à l’Ambassade de France, les 14 juillet. Fréquentant de plus en plus les gens avec des titres ou des fonctions pompeuses à l’Europe ou dans les administrations d’état. Les prémices d’une ascension sociale qu’il ambitionnait depuis bien longtemps. J’avais aussi observé les discours toujours très complaisants, cette espèce d’hypocrisie qui sied aux fonctions diplomatiques. Jamais d’explications entre quatre yeux ! Le coup de grâce qui me fit comprendre l’appétence du personnage pour les honneurs de la comédie humaine, lorsqu’il me raconta rayonnant, tel un ravi de la crèche que Sarkozy lui avait demandé s’il pouvait le tutoyer. Faire parti de la caste, le blason redoré de la famille, en un mot !
De 2016 à 2022, Luca Niculescu fut Ambassadeur de Roumanie en France, à Monaco et en Andorre. Il a représenté la Roumanie auprès de l’OCDE et de l’Organisation internationale de la Francophonie. Il a également présidé le Groupe des ambassadeurs francophones en France (GAFF) de 2019 à 2022. Le phénix était aux anges !
Depuis 2008, Luca Niculescu a reçu de nombreuses distinctions nationales et internationales pour son travail. Parmi les plus importantes : 2008 et 2011 : Prix de l’Association des professionnels de la télévision de Roumanie pour le meilleur talk-show ; 2010 : « Journaliste européen de l’année », prix décerné par l’Institut européen de Roumanie ; 2012 : Médaille de la loyauté, décernée par la Maison royale de Roumanie ; 2015 : Ordre du Mérite culturel au grade de Chevalier, décerné par le Président de la République de Roumanie à RFI Roumanie ; 2019 : Ordre des Arts et des Lettres au grade de Commandeur, décerné par le ministère français de la Culture ; 2022 : Croix royale de Roumanie, décernée par Sa Majesté la Gardienne de la Couronne, Marguerite ; 2023 : Légion d’honneur au grade de Commandeur, décernée par le Président de la République française.
J’avais déjà compris que l’ambitieux voulait devenir autre chose que le journaliste qu’il avait été. Bien qu’il se défendît de vouloir faire de la télévision, il y prit goût lors de sa première émission. Notre dernier coup de fil devait dater de 2009, lorsqu’à Mamaïa un client, ancien préfet, m’avait sollicité pour restructurer ses équipes en cuisine et lancer sa première saison. Mais Luca avait élargi ses cercles, surtout dans les castes dirigeantes, les titrés, les profiteurs, un poisson dans l’eau avec la nouvelle nomenklatura d’arrivistes. Une façon pour lui de réparer les frustrations et injustices familiales subis sous le régime ceausiste. C’est avec beaucoup d’insitance que je lui avais demandé l’introduction auprès d’un académicien célèbre, que je fini par rencontrer. Je pensais avoir le pendant roumain d’explications dithyrambiques de Claude Terrail, feu propriétaire de la Tour d’Argent que j’avais rencontré à Paris. C’était d’une platitude, ce Monsieur n’avait aucune splendeur, ce devait être encore un de ces poissons sachant naviguer entre les eaux toubles des régimes contreversés.
Puis, une petite rencontre au culot pour le retrouver chez lui à Paris, le nouvel ambassadeur qu’il était devenu, siègeant au Palais de Béhague, l’Ambassade prestigieuse de Paris où j’allais tous les 6 mois cherché mon visa au début de mon périple. Un jour sur le trottoir d’un boulevard adjacent j’y avais croisé Mitterrand, juste accompagné d’un garde du corps.
Aujourd’hui, avant d’être possiblement nommé Ministre des Relations Extérieures, son nom circule également comme recours pour le poste de Premier ministre. Ce dont il se souvient lorsque l’on se croise, lors de conférences ou réunions d’entrepreneurs, ce sont des spaghettis parties, même l’été où tous les copains étions torses nus par 37° autour de la table pour nous enfiler d’énormes assiettes de “Spaghettis bolognaise Maison” dont il disait que c’étaient les meilleures qu’il mangeait !
Cependant, par la suite il ne s’interessa pas à nos classes de goût ! De la part de RFI Romania, nous n’avons jamais eu un seul petit écho. Il faut dire que contrairement aux expats du CAC40 et aux diplomates auxquels il faut être au service, réfléchir avec une autre vision quant à la culture du goût via l’éducation à l’alimentation comme l’aspect francophone de la cuisine, il faut savoir appréhender le domaine avec un minimum d’expérience et de vision. Pour de nombreux roumains, seul le “fine dining” entre people est d’actuaité et éventuellement ce qui tourne autour d’un parallèle avec le guide Michelin pour la grandeur du pays. La parade, encore et toujours avant même les fondamentaux qui circulaient brillamment pourtant, durant la période interbellique. C’est sans doute pour cela que les rédacteurs de RFI Romania se retrouvaient aux lancements de nos Classes de goût, lorsque sous un élan de bonté de l’Ambassadeur Philippe Gustin (aujourd’hui Directeur du cabinet du Premier ministre), la médiatisation débutait par un cocktail de dégustations, dans les jardins de l’Ambassade de France, sans bourse délier pour l’état français.
La lettre N° 2 de Sarbatoarea Gustului entièrement consacrée au Sirha et aux nombreuses opportunités offertes.
Comme le souligne Jérôme Bocuse, cette édition 2021 est historique et : « La plus attendue et très certainement une édition pleine d’émotions après la période que nous venons de traverser ».
Depuis ma première rencontre avec Monsieur Paul en 1997, j’ai assisté à de nombreux Sirha et ai eu le plaisir de rencontrer de nombreux grands chefs qu’il est difficile de rencontrer par ailleurs sans aller ripailler chez eux souvent éloignés ou à des prix rédhibitoires pour notre budget associatif où il n’existe aucun salarié rémunéré.
Au-delà du plaisir très égoïste de pouvoir converser quelques minutes et réaliser une photo souvenir, c’était un vrai plaisir de rencontrer ces légendes dans le Village VIP où les plus gros partenaires étaient présents souvent avec les numéro 1 de l’entreprise, difficile de rencontrer en temps normal.
C’est ainsi que lors de mes premiers Sirha, j’eu le plaisir de rencontrer messieurs Staub, Duboeuf, Bragard… Ces pionniers qui avaient tout construit, ces ambitieux qui malgré la notoriété de leur entreprise savaient prendre le temps de discuter et d’encourager. Autour de Monsieur Bocuse, on croisait aussi Pierre Troisgros, Bernard Loiseau, Roger Vergé, Joël Robuchon…
Pour mes futurs projets en Roumanie, Paul Bocuse, m’avait conseillé de rencontrer Alain Alexanian. Ce qui fut fait. L’Alexandrin fut également le premier étoilé Michelin que j’eu l’occasion de partager avec ma mère dont Alzheimer commençait de lui chauffer le théière !
20 ans plus tard, Alain est venu 3 fois en Roumanie. C’est avec son slogan que nous parlons cuisine et éducation en Roumanie : Bon pour le goût, bon pour la santé, bon pour la planète !
Bien avant la mode du durable et du bio pognon. Donc pour aller plus loin, c’est le livre d’Alain « L’art de bien manger bio » que nous avons édité et distribué dans les bibliothèques des écoles de Roumanie. Pour que les professeurs et les élèves comprennent les tenants et les aboutissants de leurs choix alimentaires. Savoir prioriser les achats de produits issus de systèmes agricoles locaux et diversifiés.
Alors cette année, après 2 reports, on l’attend de pied ferme ce « Salon International de la Restauration, de l’Hôtellerie, et de l’Alimentation 2021 », on peut faire confiance à Olivier Ginon et à ses équipes pour nous en mettre plein les mirettes. Des saveurs excentriques, des nouveautés pour après-demain, des innovations pour surprendre, des axes de réflexions pour ces prochaines années où le métier de restaurateur sera différent de nos ainés mais toujours avec la même philosophie « Silence, on cuisine ». La lettre CIORAN N° 2
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De l’avènement d’une pensée critique universelle qui annihilerait la stupidité collective ?
Le défi académique à l’ère de l’IA, à une minute de la collapsologie où l’Homme consomme annuellement plus de ressources que la Terre ne peut en générer : c’est la biocapacité.
Les catastrophes naturelles vont se multiplier et les réfugiés climatiques déferler dans nos villes et campagnes. “Complément d’enquête” s’est plongé au cœur de ce mouvement catastrophiste qui mobilise de plus en plus de citoyens, de tous horizons. En France, le magazine a rencontré des cadres supérieurs ou des fonctionnaires qui migrent dans le Cantal. Ils s’initient très sérieusement à la permaculture pour assurer leur autonomie alimentaire.
Comment se préparer à la fin du monde ? Aux Etats-Unis, des activistes sont prêts à saboter des routes et des usines pour accélérer l’effondrement de la civilisation. Les autorités envisagent-elles ce scénario du pire ? Le gouvernement a-t-il un plan de secours ?
À l’ère de l’abondance informationnelle, notre capacité collective à penser de manière critique pourrait paradoxalement décliner. Ce que certains appellent une dérive vers une « bêtise collective » ne tient pas à une baisse du QI, mais à des conditions sociales et cognitives qui découragent la pensée indépendante. Pour les universitaires, il ne s’agit pas d’une préoccupation marginale : elle touche au cœur même de l’éducation, de la recherche et de la participation démocratique.
Il n’a jamais été aussi simple d’accéder au savoir. Et pourtant, nous n’avons jamais eu autant de mal à distinguer le vrai du faux. Pourquoi ce paradoxe ne nous alerte pas davantage ?
Pourquoi la pensée critique est-elle en déclin ?
La théorie de la stupidité de Bonhoeffer
1. La théorie de la stupidité établit que, contrairement à ce que l’on peut penser, la stupidité, souvent sous-estimée, est bien plus dangereuse que le mal ou la méchanceté pure, non seulement parce qu’elle est plus difficile à combattre mais aussi parce qu’elle peut devenir un outil du mal.
2. Cette théorie a pour origine la réflexion et – malheureusement – l’expérience personnelle de Dietrich Bonhoeffer, philosophe et théologien protestant, résistant allemand, exécuté par les nazis le 9 avril 1945 au camp de concentration de Flossenbürg (Bavière).
Trois penseurs contemporains nous aident à diagnostiquer le problème :
• Noam Chomsky nous rappelle que les médias et les plateformes numériques restreignent souvent l’éventail des idées auxquelles nous sommes exposés. Les algorithmes créent des chambres d’écho qui « fabriquent le consentement », orientant subtilement l’opinion tout en décourageant la dissidence.
• Daniel Levitin démontre comment la surcharge informationnelle submerge le cerveau de données, l’obligeant à les traiter en excès. La fatigue cognitive nous pousse à survoler l’information, à effectuer plusieurs tâches simultanément et à recourir à des raccourcis plutôt qu’à un raisonnement soutenu.
• Maryanne Wolf nous avertit que le passage de la lecture approfondie à la lecture rapide sur ordinateur modifie notre cerveau. En survolant les textes, nous sacrifions les processus mêmes — analyse, déduction, empathie — qui rendent possible la pensée critique.
Ensemble, ces forces créent une situation explosive : des sociétés inondées de contenu mais en manque de compréhension.
Intelligence artificielle générative : amplificateur ou antidote ?
Voici l’émergence d’outils d’IA générative comme ChatGPT, Bard et Claude. Leur développement soulève une tension profonde :
• La menace : les étudiants (et les professeurs) peuvent déléguer la rédaction, l’analyse et la synthèse à l’IA. Des études montrent que cela peut engendrer une « paresse métacognitive », c’est-à-dire une habitude de laisser les machines faire le gros du travail. En cours, on observe des dissertations fluides mais creuses, fruits de suggestions plutôt que d’une réflexion approfondie. À grande échelle, ce phénomène risque d’atrophier les compétences mêmes – raisonnement critique, créativité, jugement – que le monde universitaire a pour vocation de développer.
• Le potentiel : L’IA recèle aussi un potentiel prometteur en tant que partenaire de réflexion . Utilisée à bon escient, elle peut générer des contre-arguments, simuler des débats ou fournir des retours d’information stimulant la réflexion. Les enseignants qui expérimentent des exercices demandant aux étudiants d’analyser, de vérifier les faits ou d’améliorer les résultats de l’IA constatent que celle-ci peut aiguiser l’esprit critique plutôt que de l’atrophier, à condition d’être présentée comme un outil d’investigation et non comme un substitut.
Quels sont les enjeux ?
Les conséquences dépassent largement le cadre des amphithéâtres. Un public incapable de distinguer les faits des contre-vérités est plus vulnérable à la désinformation et à la manipulation populiste. Comme le souligne Wolf, le déclin de la lecture approfondie et de l’analyse nous rend vulnérables à la « désinformation et à la démagogie ». Pour les universités – gardiennes du savoir et lieux de formation des citoyens de demain – l’enjeu est existentiel.
Si le monde universitaire ne s’adapte pas, nous risquons de former des diplômés certes qualifiés, mais intellectuellement superficiels : capables de produire du contenu, mais moins aptes à questionner, innover ou faire preuve d’empathie. À l’inverse, si nous intégrons l’IA de manière réfléchie, nous pouvons contribuer à façonner une nouvelle forme de culture générale : une culture qui allie lecture approfondie, agilité numérique et analyse critique des productions de l’IA.

La voie à suivre
Comment passer de la complaisance collective à la sagesse collective ? Trois étapes se dégagent :
1. Réhabiliter l’apprentissage en profondeur : concevoir des programmes d’études qui exigent une attention soutenue – lectures longues, soutenances orales, enquêtes par projets.
2. Enseigner la culture de l’IA : former les étudiants (et le personnel) à utiliser l’IA de manière réflexive — en posant de bonnes questions, en vérifiant les réponses, en critiquant les défauts.
3. Adopter des habitudes critiques exemplaires : En tant qu’universitaires, notre propre utilisation de l’IA doit être transparente et critique, montrant aux étudiants comment travailler avec la technologie sans renoncer à la réflexion.
S’extraire de l’information en temps réel et court-termiste
Tout comme nous avons pris conscience des effets néfastes de la sédentarité et d’une alimentation industrielle sur notre santé, il est temps de reprendre en main notre régime informationnel et de pratiquer régulièrement la gymnastique intellectuelle. Bien que cela puisse être chronophage en raison de la complexité de certains sujets, il est possible de prioriser et d’investir du temps dans les sujets jugés essentiels afin de privilégier la qualité à la quantité. Le Réseau International de Journalisme d’Investigation (GIJN) publie de nombreux guides, y compris des outils et bonnes pratiques pour mener des enquêtes citoyennes. L’un d’entre eux démarre ainsi pour aider les non-journalistes à enquêter en enseignant les techniques qu’utilisent les journalistes d’investigation : “Journaliste ou pas, les titres n’ont pas d’importance, enquêtez ! C’est la curiosité qui alimente les enquêtes, et nul n’a le monopole de la curiosité.” Se mettre en veille active sur des sujets complexes, mener des recherches historiques pour avoir une vision à long terme (consulter des déclarations et des discours passés, identifier les acteurs clés et vérifier l’évolution de leurs positions) aidera à s’extraire de l’information en temps réel. Dans le prolongement, se nourrir de rapports, d’études, d’essais et de décisions de justice antérieures, qui ont déjà fait l’objet d’analyses approfondies et de confrontations d’arguments et de preuves, sera une aide précieuse. Il est essentiel de susciter la curiosité et le désir d’apprendre et de comprendre le monde qui nous entoure. C’est notamment ce que le think tank “Information pour le Monde Suivant” (IMS) souhaite favoriser en développant un mouvement citoyen autour de l’information utile d’intérêt collectif. A l’image de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, nous devons devenir des chercheurs-faiseurs pour développer, grâce à l’intelligence collective, des solutions d’avenir qui nous permettront de relever les défis du 21e siècle. Plus exigeants, plus curieux et plus proactifs dans notre rapport à l’information, en tant que professionnels et citoyens, nous ferons des choix plus éclairés ! Et cela commence, sans aucun doute, par éveiller notre curiosité.
Une petite lueur de conclusion
Le choix ne consiste pas à rejeter l’IA ou à l’adopter sans réserve. La véritable question est la suivante : allons-nous laisser l’IA et la surcharge numérique éroder notre capacité de raisonnement indépendant, ou allons-nous les mettre à profit pour former des penseurs critiques plus perspicaces et plus résilients ?
La réponse pourrait déterminer si le monde universitaire préserve sa mission ou se rend complice de la dérive de la pensée critique vers la stupidité collective.
Patrick-Pierre Pettenuzzo
























