
Sarbatoarea Gustului / La fête du goût 2020/2030 dispense une éducation inclusive à l’alimentation saine et de qualité en Roumanie.
Sarbatoarea Gustului / La fête du goût 2020/2030 soutient une éducation formelle en Roumanie incluant l’écologie alimentaire.
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« Festival du Goût », une initiative éducative qui encourage le libre arbitre des jeunes élèves des écoles primaires, ambassadeurs auprès des familles, afin qu’ils deviennent des citoyens informés et actifs quant à leur consommation alimentaire.

– „Quand il existe la conscience du choix, la liberté de manger sain nous appartient”.
L’éducation au goût, un incontournable de la soutenabilité pour les générations de demain.
L’éducation au goût et à l’alimentation au coeur du programme éducatif créé par Sarbatoarea Gustului depuis 2014.
Nos systèmes alimentaires sont au cœur des enjeux de la transition écologique.
- Manger, bien Manger, ne devrait pas être un choix, mais un dû !
Si la politique divise, la table rassemble ! Accoler « Manger » et « Politique » paraît aussi naturel qu’accoler « Rassembler » et Segmenter ».
Quand les marketeurs de l’offre alimentaire cherche quelle est la promesse centrale de la démarche.
Ils expliquent les grands principes du « marketing de segmentation » qui régissent les offres alimentaires : Il faut des produits de bonne qualité sensorielle, c’est l’offre « label rouge », et des produits bons pour l’environnement, c’est l’offre « Bio », et des produits bons pour la santé, ce sont les « alicaments » (on est au début des années 2000), et des produits qui privilégient l’origine, ce sont les « AOC ». En conclusion : « Tant que le segment n’est pas identifié point de salut ».
Cependant aujourd’hui, les enjeux sont bien différents et devant la prise de conscience générale, sur les étals, au restaurant, les consommateurs sont attentifs :
1- A une offre alimentaire qui ne segmente pas mais attire le plus grand nombre.
2- L’accessibilité à tous est indissociable des enjeux climat et santé publique pour un impact maximum avec un surcoût minimum.
3- Il est possible de fournir des aliments qui soient bons à la fois pour la santé des sols, des animaux, des écosystèmes et de l’homme.
4- L’offre alimentaire ne doit pas être segmentée, tout le monde a droit à la qualité nutritionnelle, environnementale, climatique, agronomique qu’exigent les grands enjeux.
5- Bien manger est indissociable de bien produire.
N’en déplaise aux tenant du marketing de segmentation et aux communicants… manger n’est pas un acte de segmentation et de choix politique. Nos choix d’aliments, de repas sont des choix de valeurs, de qualité, de proximité, de rapport qualité prix… mais pas des choix « politiques ». Manger doit rester d’abord un acte de plaisir et de goût naturel.
Manger rassemble… Autour de repas fait de saveurs et de valeurs, en réunissant les mangeurs et producteurs, sans exclure personne !
La table doit rester ouverte à tous, quel que soit ses « choix » politiques. Aussi il faut continuer de militer pour que manger d’abord et « bien manger » ensuite ne soient plus des choix, mais des dûs.
S’intéresser autant aux sols, qu’aux plantes, aux animaux et autant à la santé des écosystèmes qu’à celle des hommes.
Un exemple de réussite dans ce domaine, l’aventure Bleu-Blanc-Cœur.
De la production à la consommation de nos aliments, en passant par leur transport, leur transformation et leur commercialisation contribue au changement climatique. Ainsi, l’alimentation représente entre 22 et 34% de l’empreinte carbone au niveau mondial. C’est le 3ème poste le plus émetteur de GES, après le transport et le logement.
La transition écologique nécessite des changements de pratiques dans l’ensemble du système alimentaire, et notamment au niveau du secteur agricole et au stade de la consommation. De plus, aux enjeux environnementaux s’ajoutent des objectifs de santé et de justice sociale. Concrètement, pour que notre alimentation soit durable, nous avons de nombreux défis à relever parmi lesquels :
– Permettre à chacun d’accéder à une alimentation suffisante en quantité et en qualité.
– Mieux rémunérer les producteurs, les agriculteurs qui protègent la biodiversité et pratiquent la permaculture.
– Apprendre à manger moins mais mieux, réduire la part des protéines animales dans nos assiettes.
– Manger de saison, local et en circuit court, réduire les emballages,
– Arrêter de gaspiller l’énergie lors des cuissons en général, couvrir les casseroles, cuire de façon passive.
– Il est souhaitable de relocaliser l’agriculture en la relaint à l’alimentation dans les territoires qui sont de formidables outils au service de la transition écologique.
Dans une approche qui se voudrait systémique, il s’agirait de rassembler des acteurs très divers et transformer cette pluralité en une opportunité pour que les transformations des territoires de façons profondes, durables.
Produire (et distribuer !) une offre alimentaire de qualité ne suffit pas si elle ne rencontre pas un consommateur avec des besoins correspondants et qui soit en capacité de la reconnaître et se la procurer afin d’en apprécier sa valeur.
Ainsi, un producteur ne pourra pas écouler ses légumes d’hiver si le consommateur ne veut manger que des tomates et n’est pas éduqué à la diversité des 128 légumes existants dans le monde et leur saisonnalité. De même, un consommateur avec des exigences gustatives, nutritionnelles et de durabilité qui ne rencontre pas, sur son territoire, une offre qui répond à ses attentes, pourra se procurer des aliments qui auront traverser la planète en ne contribuant aucunement au développement économique des filières locales.
Les défis pour l’ensemble de la communauté sont donc de développer une agriculture et des modes de consommation qui « se rencontrent ». Pour réussir la transition écologique, nos modes de production et de consommation doivent se transformer.
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Bocuse, un centenaire qui rend complètement timbré.
Pour célébrer les 100 ans de la naissance de Paul Bocuse, La Poste a émi hier, 6 février et en exclusivité au restaurant gastronomique de Collonges, un timbre à l’effigie du Chef, tiré à plus de 700 000 exemplaires.
Le timbre, imprimé en taille-douce au format 30 × 40,85 mm, sera produit à 702 000 exemplaires. Sa valeur faciale sera de 1,52 euro (tarif Lettre Verte). Une séance de dédicaces de Louis Genty a eu lieu ce vendredi à l’Abbaye de Collonges, lieu historique de la famille Bocuse.
Le timbre sera également disponible en avant-première :
- Hier 6 février et en exclusivité au restaurant gastronomique de Collonges, le timbre à l’effigie du Chef, imprimé en taille-douce au format 30 × 40,85 mm, sera produit à 702 000 exemplaires. Sa valeur faciale sera de 1,52 euro (tarif Lettre Verte). Une séance de dédicaces de Louis Genty a eu lieu ce vendredi à l’Abbaye de Collonges, lieu historique de la famille Bocuse.
- Aujourd’hui 7 février au bureau de poste du 28 rue Jean Moulin à Caluire-et-Cuire et à la Poste Antonin-Poncet à Lyon.
Il sera ensuite vendu dès le 9 février dans les bureaux de poste, par correspondance, par abonnement ou en ligne.
Portrait…
Et dire qu’au crépuscule de sa vie, il émettait des doutes quant à la pérennité de la trace qu’il laisserait dans l’histoire, moins la petite (celle de la gastronomie) que la grande (avec un H majuscule) : « Après mon départ, vous ferez ce que vous voudrez… » Du Paulo des bords de Saône de sa jeunesse au célébré par le Gault & Millau, la vie de Paul Bocuse demeure un grand écart émotionnel constant, entre le chef de cuisine surexposé et l’homme de tous les jours, tourné vers ses copains, la nature et celle qu’il n’aura jamais perdue de vue, y compris depuis l’autre bout du monde : la Saône.
De Monsieur Paul, de son Auberge – autoproclamée « temple de la gastronomie mondiale » – sans que personne n’y trouve, encore aujourd’hui, quelque chose à redire, tout a été dit, ou presque. Et pourtant. Subsiste un brin de mélancolie prégnant dans le regard d’un homme, « un enfant de pauvre qui vit comme un gosse de riche », dont la personnalité recèle une complexité de celle qui marque autant les époques que les esprits. Car Monsieur Paul a été un contemporain tout au long de sa vie, toujours un coup d’avance, un iconoclaste qui, outre le fait d’avoir fait sortir les cuisiniers de leurs cuisines, a réussi à conférer à sa profession des lettres de noblesse.

Esquisser la vie du primat des gueules est une gageure en soi, tant elle est dense : le commun des mortels retiendra pourtant deux dates : celle de 1961 et l’obtention de son titre de Meilleur Ouvrier de France (« Le plus beau car c’est une distinction personnelle que nous gardons à vie »), puis, quatre ans plus tard, ses trois étoiles au Guide Michelin (qu’il gardera jusqu’à sa mort).
Voilà comment Bocuse, « l’homme près du bocage » en vieux français, a fait de son nom une signature mondiale.
« Je ne copie pas, je fais pareil », glissait-il, goguenard.
Il n’en demeure pas moins que l’original est éternellement unique !
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Fruits et légumes de saison en février
L’hiver est toujours là… Il faut un peu de patience avant le retour du printemps ! En attendant, profitez pleinement des fruits et légumes de février. Ils sont vos meilleurs alliés santé.

Pour manger sain, équilibré et faire des économies, rien de mieux que de consommer des fruits et légumes de saison.
Moins chers et meilleurs, ils n’ont généralement pas parcouru des milliers de km avant de parvenir dans nos assiettes.
Les fruits et légumes de février, même peu nombreux, sont riches en couleurs et vitamines !
Côté fruits, vous trouverez oranges, poires, mandarines, citrons, kiwis. En jus ou nature, profitez pleinement de leurs bienfaits pour tenir jusqu’à la fin de l’hiver !
Côté légumes, le choix est plus important. Comme les mois précédents, vous pouvez consommer de nombreux choux aux goûts, couleurs et formes variés : chou blanc, chou-fleur, frisé, rouge, de Bruxelles, pommé. Très riches en vitamine C, ils sont aussi peu caloriques.
Pour vos potages, veloutés et soupes, profitez des poireaux, pommes de terre, carottes, navets, des dernières courges et citrouilles.
Une grande partie des légumes anciens ou oubliés sont encore de saison, comme le topinambour, le crosne ou le panais. Ce dernier est très riche en potassium (100g en apportent 375mg). Il contient aussi des fibres et est très peu calorique.
Enfin, pour vos entrées et crudités, pensez aux endives ou aux betteraves, au goût plus sucré. Elles sont antioxydantes, riches en vitamines (surtout crues), en minéraux, en oligo-éléments, en fibres et en eau.
La liste des fruits et légumes de février
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Les recettes bon, bon et bon du Chef Alain Alexanian
Carpaccio de coquilles Saint Jacques « Geule de bois » Kamélya et caviar
La saison de la coquille Saint-Jacques française (notamment en Normandie et Bretagne) s’étend du 1er octobre au 15 mai et la pleine saison va de décembre à mars.

Un film en noir et blanc où la Saint Jacques se livre crue, nacrée, surmontée d’une couronne de perles de caviar parfumées aux senteurs d’une citronnette infusée à la fameuse « Gueule de bois » Kamélya. Rien de plus, rien de moins. Tout repose sur l’extrême fraîcheur des produits. Simple et efficace, mais paradoxalement le plus difficile à réussir.
Voir la recette 1
3 tartes citron et 3 niveaux de difficultés
Probablement l’un des desserts les plus appréciés de la pâtisserie française. Ici, pas une, pas deux, mais trois recettes afin que chacun, à son niveau, puisse réaliser ce petit bijou de gourmandise. C’est surtout la saison, et si vous avez la chance qu’ils viennent de Menton, alors là… c’est toppissime !
Voir la recette 2
Alain Alexanian, homme de cuisine, de toutes les cuisines, humain, avec tous les humains, généreux, srupuleux, intègre et parrain de la Fête du Goût Roumanie, depuis 2017. (accessoirement beau-père d’un Bocuse d’Or).
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Le ventre de Paris, Emile Zola (extrait)
C’était une mer. Elle s’étendait de la pointe Saint−Eustache a la rue des Halles, entre les deux groupes de pavillons. Et, aux deux bouts, dans les deux carrefours, le flot grandissait encore, les légumes submergeaient les paves. Le jour se levait lentement, d’un gris très−doux, lavant toutes choses d’une teinte claire d’aquarelle. Ces tas moutonnants comme des flots presses, ce fleuve de verdure qui semblait couler dans l’encaissement de la chaussée, pareil a la débâcle des pluies d’automne, prenaient des ombres délicates et perlées, des violets attendris, des roses teintées de lait, des verts noyés dans des jaunes, toutes les pâleurs qui font du ciel une soie changeante au lever du soleil; et, a mesure que l’incendie du matin montait en jets de flammes au fond de la rue Rambuteau, les légumes s’éveillaient davantage, sortaient du grand bleuissement trainant à terre. Les salades, les laitues, les scaroles, les chicorées, ouvertes et grasses encore de terreau, montraient leurs cœurs éclatants ; les paquets d’épinards, les paquets d’oseille, les bouquets d’artichauts, les entassements de haricots et de pois, les empilements de romaines, liées d’un brin de paille, chantaient toute la gamme du vert, de la laque verte des cosses au gros vert des feuilles ; gamme soutenue qui allait en se mourant, jusqu’aux panachures des pieds de céleris et des bottes de poireaux. Mais les notes aigues, ce qui chantait plus haut, c’étaient toujours les taches vives des carottes, les taches pures des navets, semées en quantité prodigieuse le long du marché, l’éclairant du bariolage de leurs deux couleurs. Au carrefour de la rue des Halles, les choux faisaient des montagnes ; les énormes choux blancs, serres et durs comme des boulets de métal pale ; les choux frises, dont les grandes feuilles ressemblaient à des vasques de bronze ; les choux rouges, que l’aube changeait en des floraisons superbes, lie de vin, avec des meurtrissures de carmin et de pourpre sombre. A l’autre bout, au carrefour de la pointe Saint−Eustache, l’ouverture de la rue Rambuteau était barrée par une barricade de potirons orange, sur deux rangs, s’étalant, élargissant leurs ventres. Et le vernis mordore d’un panier d’oignons, le rouge saignant d’un tas de tomates, l’effacement jaunâtre d’un lot de concombres, le violet sombre d’une grappe d’aubergines, çà et là, s’allumaient ; pendant que de gros radis noirs, rangés en nappes de deuil, laissaient encore quelques trous de ténèbres au milieu des joies vibrantes du réveil.
Autour de lui, le soleil enflammait les légumes. Il ne reconnaissait plus l’aquarelle tendre des pâleurs de l’aube. Les cœurs élargis des salades brulaient, la gamme du vert éclatait en vigueurs superbes, les carottes saignaient, les navets devenaient incandescents, dans ce brasier triomphal.
Toutes ses journées se ressemblaient. Il marchait dans les mêmes bruits, dans les mêmes odeurs. Le matin, les bourdonnements des criées l’assourdissaient d’une lointaine sonnerie de cloches ; et, souvent, selon la lenteur des arrivages, les criées ne finissaient que très−tard. Alors, il restait dans le pavillon jusqu’à midi, dérangé a toute minute par des contestations, des querelles, au milieu desquelles il s’efforçait de se montrer très juste. Il lui fallait des heures pour sortir de quelque misérable histoire qui révolutionnait le marché. Il se promenait au milieu de la cohue et du tapage de la vente, suivait les allées à petits pas, s’arrêtait parfois devant les poissonnières dont les bancs bordent la rue Rambuteau. Elles ont de grands tas roses de crevettes, des paniers rouges de langoustes cuites, liées, la queue arrondie ; tandis que des langoustes vivantes se meurent, aplaties sur le marbre. Là, il regardait marchander des messieurs, en chapeau et en gants noirs, qui finissaient par emporter une langouste cuite, enveloppée d’un journal, dans une poche de leur redingote. Plus loin, devant les tables volantes où se vend le poisson commun, il reconnaissait les femmes du quartier, venant a la même heure, les cheveux nus. Parfois, il s’intéressait a quelque dame bien mise, trainant ses dentelles le long des pierres mouillées, suivie d’une bonne en tablier blanc ; celle-là, il l’accompagnait a quelque distance, en voyant les épaules se hausser derrière ses mines dégoutées. Ce tohu−bohu de paniers, de sacs de cuir, de corbeilles, toutes ces jupes filant dans le ruissellement des allées, l’occupaient, le menaient jusqu’au déjeuner, heureux de l’eau qui coulait, de la fraicheur qui soufflait, passant de l’âpreté marine des coquillages au fumet amer de la saline. C’était toujours par la saline qu’il terminait son inspection ; les caisses de harengs saurs, les sardines de Nantes sur des lits de feuilles, la morue roulée, s’étalant devant de grosses, marchandes fades, le faisaient songer à un départ, a un voyage, au milieu de barils de salaisons. Puis, l’après-midi, les Halles se calmaient, s’endormaient. Il s’enfermait dans son bureau, mettait au net ses écritures, goutait ses meilleures heures. S’il sortait, s’il traversait la poissonnerie, il la trouvait presque déserte. Ce n’était plus l’écrasement, les poussées, le brouhaha de dix heures. Les poissonnières, assises derrière leurs tables vides, tricotaient, le dos renversé et de rares ménagères attardées, tournaient, regardant de cote, avec ce regard lent, ces lèvres pincées des femmes qui calculent a un sou près le prix du diner. Le crépuscule tombait, il y avait un bruit de caisses remuées, le poisson était couche pour la nuit sur des lits de glace. Alors, Florent, après avoir assisté a la fermeture des grilles, emportait avec lui la poissonnerie dans ses vêtements, dans sa barbe, dans ses cheveux. Les premiers mois, il ne souffrit pas trop de cette odeur pénétrante. L’hiver était rude ; le verglas changeait les allées en miroirs, les glaçons mettaient des guipures blanches aux tables de marbre et aux fontaines. Le matin, il fallait allumer de petits réchauds sous les robinets pour obtenir un filet d’eau. Les poissons, gelés, la queue tordue, ternes et rudes comme des métaux dépolis, sonnaient avec un bruit cassant de fonte pale. Jusqu’en février, le pavillon resta lamentable, hérissé, désolé, dans son linceul de glace. Mais vinrent les dégels, les temps mous, les brouillards et les pluies de mars. Alors, les poissons s’amollirent, se noyèrent ; des senteurs de chairs tournées se mêlèrent aux souffles fades de boue qui venaient des rues voisines. Puanteur vague encore, douceur écœurante d’humidité, trainant au ras du sol. Puis, dans les après-midis ardentes de juin, la puanteur monta, alourdit l’air d’une buée pestilentielle. On ouvrait les fenêtres supérieures, de grands stores de toile grise pendaient sous le ciel brulant, une pluie de feu tombait sur les Halles, les chauffait comme un four de tôle et pas un vent ne balayait cette vapeur de marée pourrie. Les lianes de vent fumaient.
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6 tendances qui vont redessiner nos assiettes en 2026 !
À l’heure où la gastronomie continue de se réinventer au rythme des préoccupations sociétales, des avancées techniques et des désirs de plus en plus complexes des consommateurs, l’année 2026 s’annonce comme un tournant pour le monde de la restauration et du métier de cuisinier.
Entre végétal érigé en art culinaire, expériences immersives, retour aux traditions et ouverture sur le monde, les restaurants doivent désormais conjuguer créativité, responsabilité et émotion.
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Tranches de vie après trente années passées en Roumanie (suite III)
Après une pause au restaurant Budapesta, une institution communiste par excellence dont on disait qu’il s’y mangeait des organes humains sous Ceausescu. (Voir lettre N° 45) « Restaurantul Budapesta… une légende glaçante ».
Je ne savais pas que cette pause restauration où Budapesta était devenu un carrefour tel un quartier connu de tous, influerait sur mon espace de vie ces trente prochaines années. C’est en effet dans l’immeuble en diagonale que trois mois plus tard, je louerai mon premier appartement.
Ainsi, l’expatrié de chez Mory avec qui nous avions dîné me déposa vers 20h00 à l’adresse en ma possession et qui indiquait un bloc un peu plus au sud sur Calea Vacaresti. Environ, 15 minutes de voiture et sans embouteillages à cette époque.
J’appréhendai un peu de savoir où j’allais me retrouver et si à cette heure, il y aurait quelqu’un pour m’accueillir.
Je me présente donc chez la famille que m’avait recommandé le patron de la revue, dont la fille étudiante l’aidait ponctuellement sans se sentir vraiment concernée. C’est comme cela que j’appris par la suite qu’il rémunérait beaucoup plus en promesses et paroles qu’en argent sonnant. Les Roumains voulaient gagner et consommer à l’occidental. Aussi, la chambre mise à ma disposition m’avait été louer 300 dollars par mois.
J’avais eu une appréhension quant à cette location qui m’avait été confirmée sans vraiment d’officialisation écrite. Je montais à un étage assez haut, 5ième ou 7ième après m’être fait déposer devant l’escalier du bloc immense dont le numéro comportait comme partout plusieurs entrées. Nous étions dans un appartement de 4 pièces assez spacieux mais vieillot aux accents des années 70 avec napperons, bibelots et porcelaines baroques à peu près sur tous les meubles et vitrines.
La télé et sa première chaîne commerciale récemment ouverte PROTV animait tous les espaces temps durant la journée comme les longues veillées. Les débuts de la télévision commerciale faisaient place aux deux heures de télévision entre 20h00 et 22h00 de la période communiste où l’on apprenait tous les déplacements et activités du grand leader et de son double, Elena.
Difficile d’échapper aux flots de publicité pour tous les produits industriels de grande consommation que les Roumains découvraient. Soins du corps, nettoyage, médicaments de confort qui faisaient leur apparition, et les grands noms de l’agro-industrie avec des publicités recyclées qui faisaient passer des marques banales pour du grand luxe et bien évidemment, on ne se privait pas de parler du bon goût français pour des marques qui chez nous passaient déjà pour de la malbouffe.
La famille parfaite, la mère, le père, la fille (qui avait été le contact du journal) et le fils. L’ambiance était chaleureuse, j’apprenais les rudiments du roumain usuel qui permettent de se débrouiller au quotidien. Jamais de ma vie, j’aurai pensé venir en Roumanie un jour !
Un complet hasard m’avait guidé dans mon désir d’ailleurs au sein des pays du bloc communiste qui venait de tomber. Bien sûr mon rêve initial était l’extrême Est, Vladivostok m’avait déjà tapé dans l’œil, autant par son côté aventure totale, complétant ainsi ma rencontre avec les points cardinaux de la planète étant parti dès 18 ans, dans ce Far-Ouest du rêve américain entretenu par les nombreux westerns de mon enfance où déjà je vibrais pour les peuples premiers, plus que pour l’esprit de conquête des blancs colonisateurs. Mes recherches à la Chambre régionale de Commerce & d’Industrie de Lyon m’avait conduit à découvrir un bon nombre de documentations sur cette région et les flux économiques qui alimentaient les économies de toute cette vaste zone. Notamment avec cette province chinoise du Heilongjiang et les terres sibériennes rares exploitées par des entreprises chinoises à la croisée des routes entre Mongolie et ce stratégique Extrême-Orient russe, l’histoire de cette antique Mandchourie dont la dynastie Qing règna sur l’empire du milieu durant près de trois siècles. Persuadé également que mes quelques heures de cours privé et élémentaires de russe allaient m’être utile pour aborder cette nouvelle conquête culturelle.
Cependant, j’avais suivi la fuite de Ceausescu en direct à la télévision, la télé réalité avant la suprématie des chaînes d’info. Touché par cette population qualifiée de traditionnellement francophone sous la contrainte d’une des plus violentes dictatures du bloc de l’Est et se libérant aussi rapidement de cet ubuesque génie des Carpates.
Aucune opportunité ne s’étant présentée pour m’assurer une prise de contact dans cette région lointaine, entre le coût de ce voyage au long cours que j’aurai pu aborder via ce rêve enfoui de route en Transsibérien. Rester sur place au moins six mois avec un petit budget de quelques milliers de dollars m’obligeait à également abandonner mes parents retraités et dont j’étais le seul fils, dans une solitude et un éloignement difficilement supportable, cette idée saugrenue m’avait fait culpabiliser. Donc la Roumanie était un pis-aller qui me paraissait honorable. Pays latin, oasis de latinité dans un monde slave comme dit-on encore aujourd’hui et une aventure humaine comme économique qui me séduisait à seulement quelques heures de vol pour un prix somme toute abordable en cas de retour en urgence.
Je crois que j’avais bien dormi cette première nuit, réveiller assez tôt comme toujours. Evidemment j’avais dû attendre que la maisonnée ouvre un œil en ce lundi 20 novembre, car principalement les adolescents devaient se rendre à la faculté dans la matinée.
Je découvrais les us et coutumes, une façon de vivre encore fortement emprunte de son mode des années 89. Dans cette famille modeste, encore peu de produits de marques occidentales. Cependant la table était pleine de produits frais, goûteux et plutôt naturels, produits du marché et Zacousca « maison ». Une réelle saveur authentique préparée avec des ingrédients frais et selon des recettes traditionnelles. Composée d’un mix de légumes frais – aubergines, poivrons, oignons et tomates cuites. Une ratatouille maison que l’on mange froide et avec laquelle je prendrai plaisir à recouvrir mes spaghettis. Mais pour cela, il m’aura fallu attendre de prendre possession de la cuisine et préparer moi-même les pâtes à la cuisson Al dente, cuisson apparemment inconnue pour la ménagère roumaine.
Avec le fils, je commençais à prendre mes marques, autant pour la langue, les espaces, les repérages dans le quartier.
A l’angle de Vacaresti, nous avions la vue sur un espace vert qui paraissait immense et encore peu aménagé. C’était le fameux parc du même nom qui ne manquait pas d’intéresser les promoteurs les plus en vue comme de toutes engeances. Heureusement ce parc deviendra une réserve naturelle pour la biodiversité et sera protéger de toute velléité bétonnière. Véritable poumon, il est pour la capitale un trésor qui permet à la ville de ne pas se ridiculiser lorsqu’elle parle de durable.
C’est ainsi que j’allai courir lorsque l’envie d’évacuer mes excès de cigarettes de Cow-boy encombraient mes poumons.
Plus tard, je ne sais plus par quel hasard, je découvrais une piscine des années 50 avec un bassin assez grand au sein de l’Hôtel Bucuresti, immeuble massif en plein centre. Comme j’avais le temps, j’y allais et revenais à pied. Ce qui en plus de mon heure de natation me faisait marcher un peu plus de 10 kilomètres. Il m’est difficile de retrouver des photos de cet hôtel, même sur internet, la seule que j’ai trouvée est prise de la place George Enescu devant l’Athénée Hilton en 1997.
(Lors d’un des premiers lancements de l’opérateur mobile ancêtre d’Orange. Dialog fut le premier téléphone mobile que je possédai dès sa sortie. Et sur la gauche au niveau de l’inscription Hilton, le fameux hôtel Bucuresti devenu Radisson blue).
Cette photo est finalement assez emblématique de mon sentiment d’alors qui perdura jusqu’à l’entrée de la Roumanie dans l’espace Européen en 2007. A l’ouest les populations vivaient en technicolor et à l’Est en Noir et blanc. Première sensation éprouvée lors de mes primitifs pas dans le hall lugubre de l’aéroport d’Otopeni en 1995.
Alors, pour moi, prendre pied dans un pays, c’est poussé la porte d’un premier restaurant qui se voulait un peu haut de gamme. Le haut de gamme dans un pays communiste n’a rien à voir avec le moindre étoilé Michelin. C’est souvent un établissement où le pompeux des serveurs se dispute avec le kitch de la décoration aux chaises lourdes de velours passés. Aux lustres à pampilles où souvent des ampoules sont hors service, les nappes blanches jaunies par l’âge et les couverts faussement argentés de très mauvaise facture. C’est donc au Perla, sur le boulevard Dorobanti, qui offrait toute sa majesté que je décidai de pousser la porte avec le fils qui me faisait visiter la ville.
Ne voulant pas afficher un pouvoir d’achat ou une prétention qui aurait été mal venue, nous nous contentions d’un plat en direct. Curieux autant que taquin, je voulu tester le Tournedos Rossini servi avec des foies de volaille à la sauce tomate. Il est évident que rien n’allait, ni en termes de cuisson, de présentation, enfin à mon goût qui n’avait rien de sophistiqué mais comme on dit élevé à la cuisine classique bien française, aux goûts ronds, aux assaisonnements équilibrés, à des cuissons justes et des sauces pour le moins élaborées.
Je taisais mon désenchantement pour ne passer ni pour un riche prétentieux de l’Ouest, ni pour un plus que suffisant tel un bon français. Je faisais juste comprendre qu’une appellation doit se respecter. Je compris plus tard, en assistant à une classe de cuisine au lycée hôtelier de Calimanesti, comment pouvait intervenir et se transmettre les compositions et appellations erronées. La professeure parlait de la recette de la salade niçoise avec du riz et non des haricots verts et parfois aussi des pomme de terre. C’était la référence dans son livre en roumain de recettes internationales. C’est là que j’appris aussi comment on faisait les fiches techniques où celles-ci n’étaient pas un support économique servant au contrôle de coûts mais à une analyse de vitamines et oligoéléments qui composaient les produits. Encore aujourd’hui, les restaurants affichent du grammage comme si les clients venaient pour acheter du poids comme au supermarché. A cause ou grâce à ces grammages aléatoires, toutes les supercheries étaient utilisées par les serveurs pour compléter leur salaire et à fortiori dans les endroits touristiques recevant beaucoup d’étrangers. Littoral et vallée de Prahova principalement, pour ma part où je me rendais le plus souvent. C’est cette mécanique bien huilée que m’expliquèrent quelques employés avec qui j’avais noué des relations amicales par la suite. A côté des recettes les grammages des ingrédients apparaissaient, et la supercherie quand arrivait la note, était de dire lorsque le prix du plat avait été multiplié par deux ou trois, que la portion n’était pas de 100 gr comme écrit mais du double. Un coup les ingrédients étaient considérés net une autre fois brut. Parfois un service supplémentaire venait s’ajouter sans en comprendre la raison, quand aux explications, elles étaient aussi superfétatoires qu’incompréhensibles en langage de camarade. Surtout, il était inutile de chercher à joindre un responsable car du cuisinier au directeur économique, tout le monde en croquait.
Parenthèse, car je n’en n’étais pas encore là, mes déambulations me faisait mitrailler de photos la plupart des architectures éclectiques qui cohabitaient sur les boulevards comme dans les quartiers populaires. Ainsi, cette église centenaire déplacée par Ceausescu au milieu de ses constructions de blocs d’immeubles selon sa vision de la modernité souhaitée pour sa Roumanie.
Parfois, le jeune avec moi me mettait en garde quant à certains bâtiments qui ne pouvaient être photographier. Je me souviens d’une fois plus particulière où un immeuble avec un quadrillage de verres fumés et en demi-lune qui était sis à la place du Marmorosch Hôtel et ne devant pas être immortalisé sur pellicule. Cette mise en garde passait pour inutile à mes yeux !
Et puis comme j’aime bien être autonome, je me mis à faire ce que je faisais dans toutes les métropoles visitées depuis mes 17 ans et durant une quinzaine d’années. Que ce soit des semaines à Madrid, Berlin, Washington DC, ou encore les capitales pour de plus longs séjours, Mexico ou bien Londres. N’importe quel bus qui passe à proximité, on monte et on se rend au terminus, puis on attend que celui-ci reparte dans l’autre sens, en s’étant informé que l’aller et le retour se faisait sur le même tracé. Des sightseeing tours improvisés qui me permettaient autant de découvrir les quartiers, l’architecture, les principaux bâtiments que de visualiser les grands axes ayant l’utilité pour des déplacements piétonniers futurs.
C’est ainsi, que depuis la place des Victoires où siège le gouvernement, et où un restaurant steak house d’obédience australienne faisait le plein de jeunesse dorée comme d’expats, le Sydney était une animation incontournable des soirées. Copieuse Junkfood ketchupé à l’envi et toutes les clés du succès de l’époque, pin-up en guise de serveuses, spectaculaires cocktails et cigarettes à vendre toute la nuit.
Un peu plus loin sur le boulevard Mihalache, j’avais pris mes habitudes chez « La Fourmi », un supermarché tenu par des libanais et qui proposait viandes à la coupe, fromages étrangers, pâtes Barilla, condiments et conserves de qualité. C’est ainsi que je pus proposer à mes hôtes de réaliser les pâtes bolognaises à ma façon, c’est-à-dire une base classique que ma mère avait appris de ma grand-mère paternelle originaire de Saint Antoine de Padoue et que j’avais connu jusqu’à mes 5 ans, surnommée « mémé Biscoutine ».
Cependant, comme le repas à la française, n’était pas une tradition, chacun mangeait un peu à sa guise, à l’américaine, de plus cela faisait moderne, nouvelle abondance et heures décalées, donc difficile sans l’avoir prévu et prévenu deux jours au préalable de mon déjeuner dominical avec bolognaise, nous voit réuni tous vers 12 ou 13h00.
Cependant si la semaine, samedi inclus, la vie avec la revue était intense et diverse, sans temps morts, le dimanche dans ma famille était aussi triste qu’un dimanche à Orly, de plus sans Bécaud.
Ainsi, un dimanche, je décidai de me rendre sur la côte à Constanta, le temps était vraiment hivernal, une vraie vision de l’est, des trains vieillots qui roulaient au minimum 4 heures pour faire 230 kilomètres, j’avais prévu de rentrer le soir même. Néanmoins malgré les heures de voyages, je pus déambuler parmi les architectures autant byzantines que néoclassiques, voire baroque et rococo. Sans compter le fameux Casino en bord de mer, recouvert de stalactites et de givre dont le style Art nouveau vient à peine d’être totalement rénové.

C’est en déambulant dans les petites rues du centre historique, proche du bord de mer et à proximité de la Mosquée, que deux jeunes me demandèrent si je voulais leur vendre le Jean que je portais. Un peu surpris, mais révélateur des nouvelles envies de la jeunesse et de leur goût pour les affaires originales venant réellement de l’Ouest, à fortiori de France. Je retournai fatigué, mais ravi de cette escapade, en trouvant l’ambiance du dimanche soir bien triste.
Plus en avant dans le temps, pareillement, à un feu rouge on me demandera, si je voulais vendre la Golf Menphis anthracite que j’avais ramenée de Lyon, un an après le décès de mon père.
Bien, mais il devenait urgent que je retrouve mon indépendance, il était assez facile de trouver des appartements à louer ou à acheter, plus difficile de ne pas se faire arnaquer. Aussi, une roumaine dynamique, Anca, rencontrée à la Chambre de Commerce Franco-roumaine et spécialisée dans les transactions immobilières me fut d’une assistance précieuse.
C’est ainsi que je rencontrai à Serban Voda, le futur prince de Roumanie, Radu Duda, alors acteur, qui mettait en location son appartement de deux pièces au septième étage, au numéro 124, comme la date du 24 août de naissance de ma mère. Ce fut un heureux présage auquel je me rassurai et qui ne me coûtait que 200 $ plus de modiques charges mesnsuelles.
Dés le contrat de location signé, ni une, ni deux, me voilà chez moi, je n’avais eu qu’un matelas à acheter et pour la cuisine, une passoire et une râpe à fromage pour mes pâtes quotidiennes.
J’étais chez moi, enfin ! Un vrai goût de liberté retrouvée, vivre à poils et ne dépendre d’aucune règle, d’aucune politesse et donner libre cours à ma maniaquerie en matière d’hygiène. La vie familiale et ses lourdeurs, très peu pour moi !
Ironie du sort, me voilà en face du restaurant Budapesta, je suis également à deux pas du grand centre. Un autre supermarché La Fourmi ouvrira quelques mois plus tard dans le grand centre commercial d’Unirii où auparavant, j’eus l’occasion de retrouver le commerce de l’époque des pays de l’Est comme observé en 1982 à Berlin Est. Des vendeuses peu souriantes, des rayons vides, des produits au design daté CCCP.
Puis, un jour de 1997, je créerai ma société au nom présomptueux de L.A.S.E.R. Group, pour voler de mes propres ailes et encaisser directement les publicités que je vendais en free lance pour différentes revues.
Tout un programme ! Lyon Advertising Sponsoring Events Représentation. Autour de la transmission des valeurs de la gastronomie, ses histoires, ses visions d’avenir… J’aurai l’occasion d’aborder tous ces thèmes, mais dans le désordre. Aujourd’hui, le « E » s’est transformé en Education et je reste persuadé, que c’est le besoin le plus prégnant dans cette Roumanie qui se veut moderne et qui ne manque pas de sociétés « Marketing & publicité » pour vendre la pomposité dont raffole les roumains transformés en affairistes et chérissant toujours autant les diplômes d’excellence et les prix d’honneur comme les hommes immatures que Napoléon menait par le hochet.
Yalla ! Comme aimait à répéter sœur Emmanuelle !
Mémoire, la manufacture de souvenirs…
Claude Terrail, après Bocuse, arrivera une autre rencontre exceptionnelle en ce début de millénaire.


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Pollutions en Roumanie
La Commission décide de saisir la Cour de justice de l’Union européenne d’un recours contre la Roumanie au motif qu’elle n’a pas fermé ni réhabilité certaines décharges
La pollution atmosphérique coûte à chaque habitant de Bucarest plus de 3 000 euros par an en termes de perte de santé, de productivité et de bien-être, soit le dommage par habitant le plus élevé parmi les capitales de l’UE.
Reproduire ces approches en Roumanie impliquerait de criminaliser entièrement l’incinération et l’enfouissement illégaux des déchets, d’investir dans des procureurs de l’environnement et des équipes de renseignement, et de protéger les dénonciateurs dans les institutions publiques et les entreprises privées. Il est tout aussi crucial d’étouffer l’oxygène économique de la mafia des ordures en lançant des appels d’offres publics transparents, en appliquant des taux de mise en décharge et d’incinération réalistes et en investissant dans des usines de recyclage et de valorisation énergétique des déchets « nouvelle génération », afin que les autorités locales et les responsables politiques ne tirent pas profit de la mise en décharge des ordures dans les coins sombres de la société.
Juridique – décembre 15, 2025 by Iosefina Pascal
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Les pratiques sociales dans les bistrots
Ouverts à tous, accueillants, empreints de chaleur humaine, les cafés et bistrots en France font partie de notre histoire collective, demeurant des lieux de sociabilité essentiels. Intimement liés à la vie locale, ces lieux populaires révèlent des sociabilités propres à la culture, l’histoire française. Que ce soit dans les bourgs ruraux ou les centres-villes, ils continuent de jouer un rôle de carrefour culturel et social, offrant un espace où les habitants peuvent s’informer, consommer, se restaurer, et surtout se retrouver et se connaître. Expressions privilégiées de leur environnement et marqueurs du patrimoine urbain, ils participent activement à l’animation des quartiers. Ces lieux se présentent en France comme un espace culturel tant par les relations sociales qu’ils induisent que par certaines pratiques qu’ils accueillent. Les bistrots et les cafés se distinguent par une qualité personnalisée de service en créant une atmosphère unique. Ils se caractérisent ainsi par l’interaction riche entre bistrotiers, serveurs, et clients au sein de cet espace culturel. Ce sont la terrasse, le comptoir et les salles qui facilitent les échanges, attirant à la fois des habitués et des visiteurs occasionnels. Ces derniers sont souvent séduits par les services offerts à toute heure, au quotidien et par l’esprit inclusif des lieux. Les professionnels se mobilisent pour préserver la dimension humaine et la vitalité de ce mode de sociabilité, chargé d’histoire, attachant et irremplaçable à l’heure du numérique et des réseaux sociaux.
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Patrick-Pierre Pettenuzzo






















