Sarbatoarea Gustului / La fête du goût 2020/2030 pentru educație incluzivă privind alimentația sustenabilă în România.

« Festival du Goût », une initiative éducative qui encourage le libre arbitre des jeunes élèves des écoles primaires, ambassadeurs auprès des familles, afin qu’ils deviennent des citoyens informés et actifs quant à leur consommation alimentaire.

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„Quand il existe la conscience du choix, la liberté de manger sain nous appartient”

L’éducation au goût, un incontournable de la soutenabilité pour les générations de demain.

L’éducation au goût et à l’alimentation au coeur du programme éducatif créé par Sarbatoarea Gustului depuis 2014. Nos systèmes alimentaires sont au cœur des enjeux de la transition écologique.

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États généraux de l’Éducation à l’Alimentation et au Bien Manger.

Madame la pré&sidente de l’Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet a ouvert les États généraux de l’Éducation à l’Alimentation et au Bien Manger organisés par Mme Olivia Grégoire, députée de Paris.

Le 15 octobre dernier, à l’initiative de la député de Paris et ancienne ministre déléguée chargée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation, Madame Olivia Grégoire, ce sont 300 personnes qui étaient réunies pour les États Généraux de l’éducation à l’alimentation et au bien manger, avec une même vision : manger mieux c’est possible et l’enseigner à nos enfants, c est plus que souhaitable.

Dans ce pays où l’on a inventé la gastronomie, où la baguette est classée au patrimoine mondial au côté du repas français, où la cocotte-minute est un symbole de génie domestique, il faut bien reconnaître que nous avons parfois oublié d’enseigner l’essentiel : le goût, la saison, la mesure, la curiosité de ce que l’on met dans son assiette.

Car apprendre à bien manger, c’est bien plus qu’une question de santé publique.
C’est une question d’égalité des chances, quand la qualité de l’assiette dépend encore trop souvent du revenu, du temps disponible ou du code postal.
C’est aussi une question de pouvoir d’achat, car savoir cuisiner, c’est savoir dépenser mieux.
Et c’est enfin une question de finances publiques alors que nous dépensons chaque année 125 milliards d’euros pour traiter des maladies liées à une mauvaise alimentation.

Merci à l’ensemble des participants, aux intervenants venus témoigner de leurs expériences, aux chefs engagés, aux associations passionnés, aux élus, aux entreprises et acteurs de terrain qui œuvrent chaque jour pour que l’éducation alimentaire entre enfin à l’école de la République.

✊Cette journée marque une étape importante et la mobilisation collective des acteurs de tous bords (associations, chefs, élus, cantines scolaires, fédérations…) pour que TOUS les enfants puissent apprendre à bien manger, PARTOUT sur le territoire, à prendre soin d’eux, et à mieux comprendre le monde à travers son assiette.

« États généraux de l’éducation à l’alimentation et au bien manger » : Interfel soutient l’initiative d’Olivia Grégoire
pour une éducation à l’alimentation obligatoire à l’école
Véritable enjeu de santé publique, la consommation de fruits et légumes frais doit être au cœur de cette éducation, afin de favoriser de meilleures habitudes alimentaires dès le plus jeune âge. L’Interprofession des fruits et légumes frais soutient pleinement la démarche portée par la députée et appelle à ce que la future proposition de loi inscrive durablement l’éducation à l’alimentation dans les programmes scolaires, au même titre que les autres enseignements fondamentaux.

Communiqué Interfel : https://www.interfel.com/wp-content/media/2025/10/Communique-de-presse-Interfel-EGEA.pdf

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 Dès cet automne, les élèves de troisième année de Bucarest apprennent l’importance d’une alimentation saine et de la protection de l’environnement.

À partir d’octobre, les élèves de CE2 de Bucarest apprendront à adopter une alimentation équilibrée et à préserver l’environnement, dans le cadre du programme éducatif « Mode de vie sain, alimentation variée et engagement pour le développement durable ». Ce projet, mis en œuvre d’octobre 2025 à juin 2026 par l’association Sărbătoarea Gustului et financé par la Fondation Auchan, apporte un soutien pédagogique aux enseignants grâce à des ressources dédiées au module optionnel « Mode de vie sain », officiellement approuvé et publié au Journal officiel de Roumanie en 2023.

Ce programme, lancé en 2014 et qui en est aujourd’hui à sa dixième édition, vise à familiariser les enfants, ainsi que leurs parents, avec les principes d’une alimentation saine, variée et durable, et avec les habitudes quotidiennes permettant de réduire l’impact sur l’environnement. Les activités pédagogiques s’articulent autour de deux axes principaux :

  • Brochure pédagogique – un cahier d’exercices qui combine des activités pratiques réalisées en classe avec des devoirs interactifs, afin que les enfants puissent apprendre avec leurs parents les notions de nutrition et les bonnes habitudes.
  • La toque de chef, disponible à 3 000 exemplaires, est ornée de 12 gestes anti-gaspillage alimentaire et offerte aux élèves lors des ateliers « Leçons de goût » organisés dans les écoles par l’association Sarbatoarea-Gustului. Elle symbolise le respect du métier de chef et est signée chaque année par des chefs de renommée internationale.
  • De plus, grâce au livre « L’art de bien manger », signé par le chef Alain Alexanian, chef étoilé au Michelin depuis 1990, et distribué dans les bibliothèques des écoles participantes depuis 2014, les enfants et les enseignants ont accès à des conseils pratiques sur la façon de préparer des repas sains et savoureux, en utilisant des ingrédients locaux et des méthodes de cuisson équilibrées.

Les ressources pédagogiques aident les élèves à comprendre non seulement les principes d’une alimentation saine, mais aussi des concepts issus d’autres domaines, tels que la géographie, les sciences naturelles, les mathématiques, l’histoire, le tourisme, l’agriculture durable et les métiers du secteur de l’hôtellerie-restauration.

Le programme éducatif est complété par une série d’ateliers pratiques intitulés « Classes de goût », qui se dérouleront entre novembre 2025 et mai 2026 dans plusieurs écoles de la capitale. Lors de ces rencontres, les élèves découvriront, à travers des démonstrations interactives et des exercices pratiques, comment adopter de saines habitudes alimentaires et comment contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire, tout en apprenant le respect des aliments, le métier de cuisinier et les saveurs authentiques des produits locaux.

« L’éducation à un mode de vie sain et durable dès l’école est essentielle et contribue directement à la réalisation de plusieurs Objectifs de développement durable des Nations Unies, notamment l’Objectif 4 – Éducation de qualité –, mais aussi les Objectifs 3, 8, 10, 12 et 13, relatifs à la santé, à l’équité, à la consommation responsable et à la lutte contre les changements climatiques. Pour une vie saine, la clé réside dans l’éducation au goût, dès l’enfance. Ainsi, nous agissons tôt, en plaidant et en nous inscrivant dans une perspective de long terme pour le bien de chaque citoyen, afin d’améliorer sa santé, de réduire le gaspillage alimentaire et, par là même, de contribuer à la réduction de l’empreinte carbone », a déclaré Daniel Dobre, cofondateur et président de la Fête du Goût.

L’événement de lancement de l’édition de cette année s’est déroulé le mercredi 16 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, au Collège national « École centrale » de Bucarest. Des dizaines d’élèves étaient présents, ainsi qu’Oana Marciana Ozmen, ancienne députée et experte en énergie ; Ana Maria Ştefan, représentante de l’Inspection scolaire de la municipalité de Bucarest ; Viorel Morărescu, ambassadeur de l’agriculture biologique en Roumanie et directeur de la Direction des politiques du secteur végétal du MADR ; Roxana Iordan, représentante de l’ANSVSA ; Corina Dospinoiu-Imre, directrice du développement durable chez Auchan Roumanie ; et Patrick Pierre Pettenuzzo, expert en développement durable dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie-restauration et coprésident de l’ONG « Fête du Goût ».

« L’association Feast of Taste développe un projet précieux, axé sur l’éducation à une alimentation saine, la consommation de produits locaux et la lutte contre le gaspillage alimentaire – des objectifs parfaitement en phase avec notre stratégie de développement durable. Nous sommes honorés de participer à cette initiative et de contribuer, étape par étape, à un changement positif au sein de la communauté », a déclaré Corina Dospinoiu-Imre, directrice du développement durable chez Auchan Roumanie.

Ce programme bénéficie du soutien du ministère de l’Éducation, avec l’appui du Département du développement durable du gouvernement roumain, du ministère de l’Économie, de l’Entrepreneuriat, de la Numérisation et du Tourisme et de l’ANSVSA, ainsi que des partenaires suivants : Auchan Retail Romania, Michelin, Edenia Foods, Ecocert Romania, Kotanyi, Paste Hutton, Up Romania, Novotel, Europcar, English Tea Shop.

À propos de la Fête du Goût

Devise : Bon pour le goût, bon pour la santé, bon pour la planète !

L’Association des gourmets de Sărbătoarea s’attache à éduquer les consommateurs au goût, enfants et parents, lycéens et jeunes chefs, grâce à une information transparente et pédagogique sur les produits, leurs origines, leurs méthodes de production et leur traçabilité. Elle vise également à transmettre des connaissances et à promouvoir une alimentation diversifiée, équilibrée, saine et durable, pour une vie meilleure et plus heureuse.

L’Association des gourmets de Sărbătoarea s’attache à éduquer les consommateurs au goût, enfants et parents, lycéens et jeunes chefs, grâce à une information transparente et pédagogique sur les produits, leurs origines, leurs méthodes de production et leur traçabilité. Elle vise également à transmettre des connaissances et à promouvoir une alimentation diversifiée, équilibrée, saine et durable, pour une vie meilleure et plus heureuse.

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19 novembre 1995 – 19 novembre 2025

Trente années de Roumanie, un goût d’ailleurs, beaucoup de curiosités et une découverte, mon „Dor*” confident !

Nous sommes donc le 15 novembre 1995, il est environ 18h00 lorsque je débarque dans le hall de l’aéroport d’Otopeni à Bucarest.

Même perception qu’en 1982, lorsque je passais la frontière à Berlin entre l’Ouest et L’Est. Sensation de passer du technicolor au noir et blanc du cinéma d’auteur. Le hall est triste, manque de clarté, moyennement propre, rien ne ressemble à un design en vigueur dans nos pays européens. Les personnages en uniforme en sont confondants de chagrin. 

Heureusement, devant la jungle des taxis plus ou moins officiels qui puaient l’arnaque et l’accueil feins, je suis heureux d’avoir sympathisé dans l’avion avec le représentant d’un transporteur français déjà installé. IL m’emmènera plus tard à mon adresse, ma famille d’accueil du côté de Vacaresti. Entre temps nous nous arrêterons au restaurant Budapesta, une institution, dont j’apprendrai plus tard la légende qui courrait à son sujet durant la période communiste (« Restaurantul Budapesta… une légende glaçante » voir lettre N° 45). Premier choc culturel quant aux pratiques de la restauration en vigueur à 5 ans de l’entrée en l’an 2000. Heureusement, pas d’embouteillage, cela circule très bien. Je découvre les façades noires et blêmes, dont les seules couleurs sont les bandeaux qui entourent les vitrines de tous les magasins pour une marque de soda américain. Déjà la liberté, et le premier goût pour la démocratie, c’est d’abord consommé made in USA !

Dans mes petits mocassins, j’ai les pieds gelés, je débarque dans une ville où l’Est signifie neige et froid intenses. Il y a environ 1 mètre de neige et ce depuis presque un mois, apprendrais-je plus tard en soirée. Alors que nous ne connaissions presque plus les hivers de nos enfances en France, le choc est brutal.

Je débarquai dans un pays dont je ne connaissais rien, ni personne. J’avais suivi à la télévision la fin du régime du couple maudit, comme beaucoup de ceux qui s’intéressaient en général à la politique et au devenir du monde. J’avais été surpris de mon attention à capter la moindre information de ces évènements aux confins de l’Europe, cette révolution en direct semblait me toucher pourquoi ! Impossible à comprendre. Je n’avais ni lu de poètes roumains, ni assisté à du théâtre de ses auteurs et personne ne m’avait parlé de ce pays ni famille, ni amis. Une méconnaissance totale, hormis le fait que j’avais quand même pas mal lu sur les pays du bloc de l’Est dont on pensait un temps dans les milieux anarcho-communistes que cela pouvait être un modèle pour l’égalité et un modèle de vie pour des gens heureux.

Durant mes recherches d’opportunité quand aux pays de l’Europe de l’Est, bien évidemment la Russie eut été ma destination favorite. Moscou et pour ce qui est de la grande Russie, j’étais déjà mieux préparé intellectuellement. Entre mes sensibilités anarcho-communistes de jeune révolté, une famille engagée, et toutes mes lectures historiques, tragiques, de grandeur de la Russie éternelle jusqu’au bouleversement d’octobre 1917. De Tourgeniev à Hélène Carrère d’Encausse, dont le nom à lui seul m’évoqua durant toutes ses lignes, la riche histoire du peuple russe.

Enfin, le hasard d’une rencontre d’un énergumène atypique qui produisait une revue de 24 pages, autant économique que culturelle avec pour mission de favoriser les relations franco-roumaines, à partir de sa salle à manger à Aulnay sous-bois, amoureux du pays depuis son mariage avec une fille de Sibiu. Mais qui, selon mon souvenir, avait aussi fait les langues O à la faculté.

François, puisque c’est de lui dont il s’agit, était un entrepreneur dans l’âme qui avait mille idées à la seconde mais, je l’appris à mes dépends par la suite n’en faisait aboutir que peu et souvent plus du tout dans l’objectif fixé au début. Sa réputation le précédait auprès d’une bonne partie de la communauté française et notamment au sein du service économique qui publiait la revue ACTIM, qui bien évidemment bénéficiait officiellement du prestige de la diplomatie française. Concurrence éminemment déloyale ! Mais bon qui avait aussi ses détracteurs parmi les grands patrons représentants les entreprises du CAC 40 arrivés dés 90. Une brèche que j’appris à utiliser avec malice mais aussi sans doute grâce à la chance du débutant.

Donc, j’avais de ce fait une revue intitulée « Economie Roumaine Magazine » entre les mains pour rencontrer les français expatriés et faire connaissance avec les roumains entrés nouvellement dans les affaires officielles de la Roumanie avec l’étranger.

Même si je n’avais ni contrat, ni sécurité, je m’étais donner entre 3 et 6 mois pour essayer de me faire une place officielle dans ce pays et peut-être rebondir vers d’autres contrées de cette influence datée de la guerre froide. Il avait été topé que j’encaisserai 20 % de toutes les publicités que je rentrerai pour la revue. Défi plutôt intéressant sachant que je proposerai les publicités au prix du marché soit 3000 $ la page, alors qu’à l’époque les quelques demi-pages acquises l’étaient au tarif de 500 Francs. Un mois plus tard à la première page vendue auprès de la Banca Comercială Română, je m’étais assurer une présence bien plus longue en Roumanie que la durée de trois mois fixés au départ.

Il est vrai, que mon rêve initial s’était presque porté sur une aventure qui m’emmènerait jusqu’à Vladivostok, ville à mon sens idéalement située pour se trouver à la croisée des flux économiques à venir entre Russie, Chine, Corée et Europe de l’Ouest.

Flux en progression constante selon ce que j’avais lu dans les documentations de la Chambre Régionale des CCI promettant des possibilités intéressantes, selon les lectures et dossiers parcourus.

Un genre de bureau économique et de réceptif pour homme d’affaires était un peu ma vision de l’époque. Fort de mon apprentissage en Russe par cours privés dont j’avais entrepris l’apprentissage à Clermont-Ferrand quelques années plus tôt. Déchiffrer le cyrillique me paraissait suffisant pour une installation à près de 12000 km du Villeurbanne de mon enfance.

Sauf que, voilà, fils unique, sans beaucoup de moyens, des parents tous deux en retraite, je me disais aussi que revenir en urgence ne me serait pas facile vu le peu de visibilité financière dont je disposais. A peine de quoi tenir 3 mois dans le meilleur des cas et sans aucun contact sur place, ni famille pour m’accueillir.

La mort du père. Fin avril 1996, donc pour le 1er mai, je décidai d’aller rendre visite à mes parents, sachant que mon père était fatigué, mais plus égoïstement que les bons produits du marché me manquaient. Bien que je me fusse fait plaisir à cuisiner la Bolognaise chaque dimanche chez la famille qui m’hébergeait, ce qui suffisait à mon bonheur. Cela dit, même si j’appréciais déjà la Zacuscă, (Pâte de légumes traditionnelle roumaine, semblable à un hors-d’œuvre, préparée à partir de légumes cuits tels que des aubergines, des poivrons, des oignons et des tomates).

Les légumes et la charcuterie roumaine, le repas à la française et certains produits du marché de Cusset commençaient sérieusement à me laisser un arrière-goût de manque. Aussitôt arrivé, nous primes la décision avec mes parents de partir quelques jours à la maison de campagne familiale du côté de la Tour du Pin. Une belle pintade fermière, caprice qui me faisait saliver depuis quelques temps déjà dans ma nouvelle contrée d’adoption.

Le vendredi 3 juin en fin d’après-midi, alors que mon père regardait le jardin, j’entendis un bruit sourd, me retournant je vis mon père sur le dos, il venait de faire un arrêt cardiaque en chutant d’un bruit sourd. Mon père ayant été emmené par les pompiers, avec ma mère, nous rentrions le lendemain avec notre vieille Miss, la chienne que mes parents avaient adoptées depuis une quinzaine d’années. Les obsèques terminées, je reprenais mon avion retour le dimanche suivant laissant ma mère seule avec son chagrin et ses troubles de mémoire dont je savais qu’ils n’iraient pas en s’améliorant. Pour ne pas laisser la charge de l’euthanasie de notre chienne, nous l’avions emmené chez le vétérinaire le samedi avant mon départ, afin qu’elle ne devienne pas une charge trop lourde à gérer pour ma mère qui ne conduisait pas. Devenue la veuve Pettenuzzo, maintenant, seule, Maman restait dans l’appartement vide de la rue Cerdan, avec vue sur l’Astroballe !

Cet épisode m’avait pas mal affecté, aussi c’est totalement abattu que je retrouvai mon appartement du 7ième étage avec vue sur la Palais de Ceaucescu et milles interrogations sur la suite quant à la santé de ma mère et mon devenir en Roumanie.

Rencontre avec une génération de dirigeants qui a vécu sa jeunesse dans un monde et sa maturité dans un monde complètement différent.

Dor*

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Une voix, Aurora Liiceanu : « Les Roumains sont habitués à attendre »

Vénérée par Paul Morand, la maison Capsa est un vestige de l’âge d’or de Bucarest. Au temps de l’écrivain diplomate, les chroniqueurs aiguisaient leurs crayons sur le comptoir du café.

Huit décennies plus tard, la psychologue sociale Aurora Liiceanu y décoche ses flèches sur ses compatriotes.

«Nu», c’est non en Roumanie. Et «non», c’est non, répète, indémontable, le maître d’hôtel à chemise rose. La porte à quatre battants du café Capsa, qui donne calea Victoriei, dans le centre de Bucarest, est obstinément close. Dans la transparence du verre gravé apparaît une petite dame, fer à repasser à la main, occupée à lisser les nappes blanches à même les tables dressées pour un banquet. Dans vingt-quatre heures, l’endroit prendra vie sous les lustres à cristaux, au son d’un clavier électronique et des rires des 80 convives du mariage qui se prépare. En attendant, pas une mouche ne doit voler et aucun client ne peut mettre un pied dans cet antre de boiseries et de miroirs plus que centenaires, flanqué de pompeuses colonnes de marbre. « Vous auriez dû appeler avant ».

Appeler pour se rendre un vendredi après-midi dans le café le plus célèbre de toute la Roumanie ? Cette maison fondée en 1872 par un apprenti bucarestois, Capsa, formé chez Boissier, la plus fine des confiseries parisiennes, et vénérée par Paul Morand, qui lui consacra un chapitre de son livre Bucarest ? «Capsa, c’est le cœur de la ville, topographiquement et moralement, écrivait le romancier diplomate français en 1935. Tout Bucarest s’y retrouve vers une heure de l’après-midi.»

Soixante-sept ans plus tard, le lieu n’est plus aussi vibrant qu’aux heures glorieuses de la capitale roumaine, lorsque, coquette et ambitieuse, elle se rêvait en «petit Paris». Mais, dans sa disposition, Casa Capsa reste ce qu’elle était à l’époque, occupant un pâté de maisons: à la fois un café, décoré des photos jaunies des célébrités d’antan passées par là, Sarah Bernhardt, ou, bien plus tard, le maréchal Joffre et son plastron cuirassé de médailles; un restaurant et un hôtel au luxe compassé; et une confiserie réputée.

Le maître d’hôtel finit par se laisser amadouer. La salle du restaurant est déserte à cette heure, mais une table pourra nous y accueillir à défaut de la banquette grenat du café attenant. Au moment précis où le compromis est trouvé, Aurora Liiceanu fait son entrée, un rien essoufflée par la chaleur de plomb qui assomme la ville. Son élégante tenue grège, le geste délié avec lequel elle ôte son chapeau pour révéler une coupe à la garçonne, la finesse de ses cigarettes ou ses bijoux rétro, tout, en elle, exhale le charme raffiné des Années folles. On la dirait tout droit sortie du livre de Paul Morand pour faire revivre l’âge d’or de la Casa Capsa.

Au-delà des apparences, Aurora Liiceanu est une femme de son temps, polyglotte et férue de lectures étrangères, Le Monde, The Guardian… Sa matière première, c’est la société roumaine, qu’elle dissèque sans complaisance.

Elle est « psychologue sociale ». Sa carrière, d’abord académique, a con­nu des bas, interrompue sous Ceausescu, avant de s’épanouir sur les ruines de son règne, dont elle résume la dislocation brutale et irréversible, en 1989, en parlant sobrement de «la chute ».

Dans les années 1990, elle a tenu une consultation en direct à la télévision, trois soirs par semaines, entre minuit et 1 heure du matin. «Mes collègues ont trouvé que je descendais dans la rigole. Mais moi, comme psychologue, je ne pouvais pas rester enfermée dans une bibliothèque. J’avais besoin de connaître la vie, ses complexités. Ce fut une expérience très intéressante. Ce sont surtout des femmes qui appelaient, pour me parler de leurs enfants, de leur mari, de leur gendre ». L’exposition télévisuelle lui a valu une certaine renommée. Elle lui a aussi permis, se rappelle-t-elle les yeux brillants, d’acheter son tout premier ordinateur personnel.

Aujourd’hui, Aurora Liiceanu est ce que l’un de ses amis appelle, une « usine à écrire », débordante de centres d’intérêt et de projets. Ses livres empilés sur une étagère de la librairie Humanitas, en face du Palais royal, non loin de la Casa Capsa, témoignent de sa bonne fortune éditoriale: six ouvrages publiés depuis un an et demi: Rendez-vous avec le monde, Bavardages… Tous des best-sellers et au­tant de rejetons assumés de cet « adultère linguistique » que la psychologue a choisi de commettre afin de conquérir le grand public, en s’affranchissant de l’aridité et de la langue de bois de l’univers académique.

Virtuose du coq à l’âne, de sa voix cajoleuse qui roule les « r », Aurora Liiceanu ondoie entre passé et présent, entre pesanteur communiste et désinvolture contemporaine. Et sans qu’on y prenne garde, dans le huis clos molletonné et climatisé de la salle à tentures sombres, elle décoche, avec le sourire, ses flèches acérées. Comme les chroniqueurs, qui aiguisaient leurs crayons sur le marbre du café Capsa au temps de Paul Morand.

Piquante, Aurora Liiceanu? Assurément. Avec elle-même. «Ni sainte, ni martyre, approximativement éthique, avec mes limites.» Et avec ses compatriotes, dont elle juge que le pragmatisme confine à la duplicité. Quand elle leur cherche une qualité, elle songe à leur «très grande tolérance», à l’égard de leur famille, avant de s’interroger: «On peut voir cela de manière positive ou négative. D’une certaine manière, c’est une forme de passivité et d’indifférence.» Vient ensuite « l’embarras » : « Je vois les Roumains comme un mélange fantastique de xénophobie (fixée sur les Tziganes, comme on désigne ici les Roms) et de cosmopolitisme. Ce sont des choses qui ne marchent pas bien ensemble ».

Si elle revendique « une pensée sociale », la psychologue se dit dépourvue de « pensée politique ». Aussi évacue-t-elle sans délai le sujet qui monopolise pourtant la une des journaux et les conversations de rue : Cette bataille vénimeuse entre président et premier ministre, qui secoue le sommet de l’Etat roumain depuis la fin juin. Une crise «surréaliste, irrationnelle et émotionnelle», qui revient à demander aux Roumains de «choisir entre le pire et le plus pire». Chapitre clos, ou presque. En donnant quelques mauvaises sueurs à Bruxelles, cette querelle à rebondissements est un prétexte tout trouvé pour sonder le lien entre la Roumanie et l’Union européenne. Une Europe, dit en passant Aurora Liiceanu, qui, à promouvoir sans relâche la «diversité culturelle», néglige ses similitudes. Pourtant, ce sont bien elles qu’il faudrait accentuer pour renforcer l’idée de communauté, insiste la psychologue sociale.

En 2007, la Roumanie, dont la croissance rugissait alors à plein régime, est immensément fière d’entrer dans le giron européen. Cinq ans après, alors que l’économie périclite, elle peine à y trouver ses marques. Et les Roumains, naguère parmi les européanophiles les plus ardents, considèrent dorénavant à une large majorité cette UE, qui tance leur premier ministre, comme prenant mal en compte leurs intérêts nationaux.

Pour être juste, il faut préciser que leurs gouvernants n’ont pas toujours su tirer le meilleur parti de ce que l’Europe leur offrait: à ce jour, Bucarest n’a « absorbé » qu’une portion congrue de l’enveloppe de 30 milliards de dollars (5,55% à fin 2011) allouée par Bruxelles pour stimuler son ­«rattrapage» sur la période 2007-2013. C’est le résultat d’une «incapacité administrative» chronique, juge un politologue sévère.

La conséquence aussi de ce qu’Aurora Liiceanu appelle « l’atemporalité » des Roumains? « Ils entretiennent un rapport spécial avec le temps. Ils sont ha­bitués à attendre et opposés à la vitesse. D’ailleurs, il y a ici ce proverbe qui dit: si tu es pressé, le résultat sera mauvais ».

Ce qui expliquerait que les Roumains aient bien moins « le réflexe du changement » que leurs voisins polonais, hongrois ou tchèques. Dans les yeux de la psychologue, ses compatriotes sont autant adeptes du « dolce farniente», cocktail de passivité et d’absence de ponctualité, que les Allemands sont sérieux et industrieux. De ces derniers, « nous sommes strictement admiratifs, assure-t-elle, pas du tout envieux. Il y a aussi chez nous ce mythe de la souveraineté étrangère. Nous disons que nous aurions besoin d’un président anglais, d’un premier ministre allemand…»

Hormis le garçon discret qui remplit les verres d’eau, le restaurant Capsa demeure tristement vide à l’heure où devraient se presser les dîneurs. Pourtant, on jurerait qu’Aurora Liiceanu a baissé d’un ton pour évoquer ses embarras professionnels sous Ceausescu. En 1982, le « conducator » songe déjà à poser la première pierre de son effarante Maison du peuple à Bucarest. Aurora, elle, est membre de l’Institut de psychologie. Poussée par la curiosité, elle s’intéresse de près à la méditation transcendantale. Du jour au lendemain, elle est accusée d’appartenir à une secte, perd son emploi de chercheuse et se retrouve rétrogradée à des travaux sans qualification : vaisselle, couture. « Je me débrouillais. J’étais obligée de travailler. J’étais divorcée, et de toute façon il était interdit d’être chômeur ».

Ce passé continue de hanter le présent. « Sous le communisme, les Roumains n’avaient aucune éducation économique et juridique. C’est ce que j’appelle le syndrome de la faïence blanche. Maisons, salles de bains, espace public, partout, tout était blanc. La perception générale était sans nuance. Le monde s’est coloré après. Même les poubelles devenaient différentes les unes des autres ».

Cette «uniformité», perpétuée à l’ombre des frontières hermétiquement fermées, a laissé des séquelles: « Il nous reste à trouver un équilibre ».

Car, si la révolution a sonné la revanche des couleurs, elle a aussi, dit-elle, réveillé la propension exhibitionniste des Roumains :

« Ils ont voulu guérir de ce complexe d’infériorité, insufflé par l’idée que tous sont égaux. Après la chute, ça a été une sorte d’exhibition totale. Il a été possible d’accumuler des fortunes, de bâtir des empires. Les nouveaux riches ont perdu le sens des proportions ».

Les autres, ceux qui n’ont pas su se « débrouiller », sont restés sur le bas-côté de la Roumanie nouvelle. Cette Roumanie, dit-elle, a importé des valeurs qui n’étaient pas de chez elle, trop vite, comme le féminisme, l’un de ses objets d’étude privilégiés.

« Les femmes d’affaires ne sont pas des femmes qui s’occupent des affaires, mais de leur féminité. Toutes sont l’amante ou la fille ou la femme de quelqu’un.

Elles savent très bien que leur beauté est périssable et se disent donc qu’il faut vite en tirer le maximum d’avantages. En fait, ces femmes sont confuses. Elles confondent liberté de s’afficher et modernité. Elles sont orientées contre le féminisme ».

Autant pour le deuxième sexe roumain. Qu’elles semblent pourtant pimpantes, dans le meilleur sens du terme, toutes ces dames et jeunes filles dont les robes fleuries et petits shorts égaient le bitume, seules répliques sensées à la canicule qui nous engloutit en ce début de soirée, à peine quittée la Casa Capsa.

Sa matière première, c’est la société roumaine, qu’elle dissèque sans complaisance

« Sous le communisme, les Roumains n’avaient aucune éducation économique et juridique ».

Aurora Liiceanu (née le 1er Août 1941 ) est une psychologue roumaine et auteure de plusieurs ouvrages dans ce domaine. Elle était mariée à l’écrivain Gabriel Liiceanu. Elle a travaillé dans la recherche et enseigné la psychologie dans diverses universités de Bucarest, ainsi qu’à l’UQAM ( Canada ) et à l’EHESS ( France ). Elle est actuellement chercheur principal à l’ Institut de philosophie et de psychologie « Constantin Rădulescu-Motru » de l’Académie roumaine. Source

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Les Marcon, une dynastie qui cultive la sympathie, le durable et la transmission.

Lundi 13 octobre, les Maisons Marcon ont réuni près d’un millier de personnes pour fêter « les années en 5 ». Bocuse d’or, 3 étoiles, spa : il se passe toujours quelque chose les années en 5 dans ce restaurant de Saint-Bonnet-le-Froid.

Pierre Gagnaire, Michel Troisgros, Jean-André Charial, Yannick Alléno, Guy Savoy… Si vous cherchiez le lieu où il fallait être ce lundi 13 octobre, c’est sans aucun doute à Saint-Bonnet-le-Froid. Un peu perché dans ce village de quelque 250 âmes, le gratin de la gastronomie française (et quelques internationaux) s’est réuni aux côtés de Régis, Jacques et Paul Marcon.

 

 

 

Le Bocuse d’Or 2001, François Adamski avec le parrain de la Fête du Goût Roumanie (Sarbatoarea-Gustului), Alain Alexanian.

 

Le but de cette journée ? Fêter « les années en 5 » de la famille, soit le Bocuse d’Or de Régis en 1995, la troisième étoile du Clos des Cimes il y a 20 ans, l’inauguration du restaurant en 2005 et le Bocuse d’Or de Paul cette année.

Les étoiles étaient à Saint-Bonnet-le-Froid, les Maisons Marcon ont réuni à déjeuner un parterre de chefs étoilés pour fêter les années en 5. Et le soir, le restaurant 3 étoiles a accueilli un petit millier d’invités pour célébrer tous ces événements qui ont jalonné l’histoire de ce commerce gourmand.

1985, 1995, 2005, 2015, 2025…
1995, c’était le Bocuse d’or décroché par Régis Marcon. 2005 a marqué l’obtention de la 3e étoile au Guide Michelin. Ajoutons aussi la création en 2015 du spa Les Sources du Plateau. Et 2025, c’est encore frais, c’est le Bocuse d’or décroché par le plus jeune fils Marcon, Paul.
Régis a rappelé l’histoire familiale, née dans une ferme de Saint-André-en-Vivarais, quittée en 1948. Joannès et Marie-Louise Marcon posent leurs valises à Saint-Bonnet-le-Froid avec leurs sept enfants, lui comme marchand de vins, elle comme hôtelière.

Un couple, quatre enfants
La saga familiale se poursuit au fil des générations. Régis et Michèle Marcon restent très présents et incarnent cet entrepreunariat, mais ils ont laissé les clés de la maison aux enfants. Ils veillent sur le village comme deux bonnes étoiles. Jacques a repris les rênes du restaurant 3 étoiles, épaulé par Paul. Thomas, „le seul à ne pas être doué en cuisine”, sourit-il, dirige le spa qui s’occupe de milliers de clients par an. Et Marie, qui a choisi les livres d’une librairie, a suivi son mari dans la région de Nantes où il est devenu viticulteur.

150 anciens salariés de retour
Lundi soir, « les années en 5 » des Maisons Marcon étaient aussi l’occasion de rassembler tous les salariés actuels et tous ceux qui sont passés un jour parmi les brigades. Ils étaient 150 anciens à être revenus du monde entier pour célébrer cette réussite collective. „Ce n’est pas la fête d’une famille, d’un nom, mais bien de tous ceux qui ont contribué à cette belle histoire, à commencer par les maçons qui ont construit cet hôtel-restaurant dans la burle. Mais ne vivons pas dans la nostalgie, profitons du temps présent et regardons devant”, insiste Jacques Marcon.

Les restaurants se serrent les coudes
André Châtelard, l’ancien chef du restaurant éponyme, enfant du pays, classard avec Régis Marcon, y est aussi allé de ses compliments. A Saint-Bonnet, les restaurants créent de l’émulation. „Les Marcon, ce sont de grands chefs, mais ils sont restés des nôtres.”

Du tac au tac avec… Paul Marcon, savait qu’une fois devenu cuisinier il participerait au Bocuse d’or.

Quel est l’importance de la transmission pour vous ?
Il y a beaucoup de jeunes dans mon équipe : mes commis, ou encore les jeunes du pôle espoir. Pour le Bocuse d’or, nous n’avons pas une grande diversité technique à leur offrir, mais l’expérience unique d’un concours de cuisine et de rigueur extraordinaire ! Nous mettons tout en œuvre pour les intéresser par les essais, qu’ils se sentent concernés, au cœur de ce projet.

Le plus important pour une cuisine durable ?
Proposer une cuisine durable s’impose comme une évidence en concours. Ce point compte dans la notation et les recettes sont calibrées à l’extrême. On fait attention à n’utiliser pratiquement que des choses lavables et réutilisables, avec beaucoup de rigueur. Même pendant les essais, nous veillons à jeter le moins possible, nous consommons ce que nous préparons, nous rationalisons. Aujourd’hui, nous sommes tous concernés par les questions éco responsables, il faut travailler et cuisiner autrement.

L’équipement dont vous ne pourriez pas vous passer en cuisine ?
Une balance ! Elle fait partie de notre quotidien pendant un concours. J’aime quand tout est précis, il n’y a pas de place pour l’imprévu. Elle permet également les rectifications nécessaires et la régularité primordiales pour le jour J.

Un plat signature ?
Je n’ai pas de plat signature, mais quelques produits préférés comme les agrumes. Après être beaucoup tombé sur des plats de poissons, je suis heureux de ce thème viande avec le chevreuil.”

La meilleure façon d’être un bon manager ?
J’ai beaucoup travaillé là-dessus depuis le Bocuse d’or Europe. C’était parfois compliqué avec une grande équipe, d’autant plus que quand on fait des essais, tout peut vite changer, c’est très différent que de travailler en sachant où l’on va. Pour moi, il faut faire confiance et accepter de déléguer des choses.

– Plutôt chasse ou pêche, aucun des deux répondait Paul, dans une interview à un journal professionnel un mois avant le concours. Cueilleur comme papa, même pas bien qu’ayant grandi proche de la nature ?

Neuf mois après être devenu un Bocuse d’or, 30 ans après son père, retour sur les préparations, les sueurs, les fatigues, les entraînements, les investissements humains et financiers pour remporter le graal du plus prestigieux et plu emblématique concours de Cuisine du monde.

– Combien d’heures de sommeil par nuit pour vous ?
Habituellement, 5 ou 6 heures par nuit. Depuis cet été, je dors environ 8 heures, sur conseil de mes coachs, pour être plus fort sur le long terme. Le sommeil fait intégralement partie de la préparation physique et mentale. Il faut être suffisamment reposé pour y arriver.

– Une ville de cœur ?
Lyon, elle représente beaucoup de choses pour moi et notamment le Bocuse d’or, malgré le fait que je ne suis pas un citadin.

– Trois produits de base pour un plat ?
Le sel, le vinaigre et une herbe.

– Combien de jours de repos hebdomadaire pour vous et vos équipes ?
Un jour en moyenne, même si le rythme s’accélère une fois que l’on a les sujets…

– Un vin d’anthologie ?
Un Hermitage de chez Jean-Louis Chave.

– La meilleure chose que vous ayez goûtée ?
J’ai eu la chance d’aller avec mes parents chez Michel Guérard, j’ai un fort souvenir de la légèreté et de l’intensité des sauces à la fois.

– Un entraînement millimétré
Pour le chef sélectionné, la Team France est un soutien tout au long de la préparation aux différentes étapes du concours. Elle offre un encadrement unique et personnalisé : ” Il y a du monde qui travaille autour de la réflexion, de la technique, du mental, du physique. Il n’y a pas que de la cuisine, c’est tout un ensemble de choses qui font cette coordination. On finance une équipe, on finance un local, on finance des moyens pour se préparer au mieux. On a tout ce qu’il faut pour se préparer, comme un centre d’entraînement „.

Le Figaro, après la victoire.

Avec la Team France du Bocuse et Paul Marcon le Bocuse d’Or 2025, chez Paul Bocuse lors de la pose des plaques pour un déjeuner entre chefs.

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Patrick-Pierre Pettenuzzo

 

 

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